160 cas de chikungunya recensés
La municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill intensifie ses mesures face au chikungunya et renforce en parallèle ses actions de prévention contre la leptospirose. Lors d'un point de presse tenu à la salle du conseil au Plaza, le vendredi 27 février, la maire, Gabriella Batour, a fait un état des lieux de la situation sanitaire et annoncé le lancement officiel d'une campagne de sensibilisation, qui a débuté le lundi 2 mars.
Elle était entourée de son adjointe, Gina Poonoosamy, du président du Public Health Committee, Gaëtan Aurokium, du président du Public Welfare Committee, Mevin Miniadee, du président du Public Infrastructure Committee, Nicolas Vivian Bolli, et du Chief Executive et du Chief Health Inspector la municipalité de Beau-Bassin-Rose-Hill.
Au 4 mars, 160 cas de chikungunya ont été recensés dans les villes. Un chiffre jugé préoccupant par les autorités municipales. «Nous voulons réduire le nombre de cas et éviter toute augmentation», a souligné la maire. Elle a insisté sur la nécessité d'une mobilisation collective afin de limiter la prolifération des moustiques responsables de la transmission du virus.
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Depuis janvier, la municipalité a procédé au nettoyage de plus de 100 terrains vagues, principalement situés autour des foyers identifiés par le ministère de la Santé. Ces opérations ont été menées avec le soutien du ministère de l'Environnement, notamment pour les terrains abandonnés ou dont les propriétaires sont inconnus. Par ailleurs, plus de 300 propriétaires de terrains privés ont reçu des avis de procéder au nettoyage. Un suivi est assuré par les services municipaux afin que les délais soient respectés.
Campagne de sensibilisation lancée le 2 mars
La campagne officielle de sensibilisation a été lancée le lundi 2 mars, et vise à renforcer la prévention et à freiner la progression des maladies. Un calendrier des activités est publié sur la page Facebook et le site internet de la municipalité. Des officiers du ministère de la Santé interviennent dans plusieurs quartiers pour informer les habitants sur les risques liés à la chikungunya et à la leptospirose. Ces sessions permettent aux citadins d'obtenir des explications claires et de poser leurs questions.
Les autorités rappellent les gestes essentiels : éliminer toute eau stagnante dans les cours, vider les récipients pouvant accumuler de l'eau, élaguer les arbres, éviter l'accumulation de feuilles mortes et utiliser des produits anti-moustiques.
Renforcement des mesures contre la leptospirose
La municipalité a également renforcé ses actions contre la leptospirose. La fréquence des opérations de dératisation est passée d'une fois toutes les deux semaines à une fois par semaine. Des trappes et des dispositifs sont installés dans des points stratégiques, notamment près des égouts et dans les zones à forte concentration d'activités commerciales. Le nettoyage a été intensifié dans les marchés, foires, halls municipaux et autres espaces publics.
Un appel particulier a été lancé aux commerçants des marchés afin qu'ils protègent correctement leurs légumes et produits alimentaires pour éviter toute contamination. Ils sont également invités à déposer leurs déchets dans des sacs fermés et aux endroits prévus.
Question budgétaire et collaboration ministérielle
Concernant le budget, la maire a précisé que le ministère de la Santé collabore déjà avec la municipalité pour les opérations sanitaires, notamment le larviciding et les inspections sur le terrain.
Les travaux de nettoyage relèvent principalement de la responsabilité de la mairie, avec l'appui du ministère de l'Environnement pour certaines interventions. Le coût exact du renforcement des opérations de dératisation n'a pas encore été établi. Une liste des sites supplémentaires concernés est en cours de finalisation. «Si nous pouvons gérer avec notre budget, nous le ferons. Mais si les dépenses dépassent nos capacités, nous ferons une demande d'aide supplémentaire», a expliqué la maire.
Les autorités municipales insistent sur un point : la réussite de ces mesures dépend de la collaboration des habitants. «Nous devons travailler ensemble pour réduire les risques de contamination», a conclu la maire.