Malgré l'existence du Centre national de recherche et de soins aux drépanocytaires (CNRSD), des milliers d'enfants souffrant de drépanocytose restent sans suivi médical adéquat.
En cause : l'absence de dépistage systématique à la naissance, le faible niveau d'information des populations, la précarité économique et les croyances socioculturelles défavorables.
Pour y remédier, l'ONG Engagement Santé et Education pour Tous (ESET-Togo), soutenue financièrement par la Santé navale française et en collaboration avec le ministère de la Santé, lance le projet ABED-Maritime (Accompagnement pour le bien-être des enfants drépanocytaires dans la région Maritime).
Prévu de mars à août 2026, ce projet repose sur trois axes : la sensibilisation dans les écoles, hôpitaux et communautés ; le dépistage d'au moins 500 enfants ; et la prise en charge médicale via des médicaments essentiels et des conseils en nutrition. Les enfants dépistés positifs seront d'abord accueillis à la maison ESET-Togo, puis orientés vers le CNRSD pour un traitement adapté.
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« L'initiative a pour but de contribuer à la réduction de la morbidité chez les enfants dans la région », a souligné Julienne Honkou, coordinatrice du projet.
Une urgence au regard des chiffres : selon le Dr Raymond Kouassi, médecin au CNRSD, 16 % de la population sont porteurs sains et 1,3 % présentent la forme SS, la plus sévère de la maladie.