Maroc: Les députés de l'USFP de la région de Casablanca-Settat dominent l'activité de contrôle parlementaire

Alors que certains choisissent le silence face à la réalité de la ville de Casablanca, à ses problèmes et aux dysfonctionnements qui l'accablent, les députés de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) de la région de Casablanca-Settat continuent d'exercer leur rôle de contrôle avec sérieux et responsabilité, se hissant en tête du classement des partis en termes de nombre de questions parlementaires posées.

Les chiffres ne mentent pas, et les statistiques sur ce sujet sont aussi claires que les problèmes de Casablanca. Elles démontrent de manière évidente et sans équivoque l'ampleur du travail accompli en matière de contrôle par les parlementaires de l'USFP dans la région de Casablanca-Settat, qui devancent de loin les députés des autres partis.

Le total des questions qu'ils ont soumises s'élève à 1.567, dont 970 questions écrites et 597 orales, soit un écart de plus de 580 par rapport au premier parti dans la région. Ce chiffre reflète une présence politique pondérée et un choix conscient d'exercer le contrôle parlementaire en tant que mécanisme constitutionnel au service des causes des citoyens.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

En revanche, le total des questions soumises par les députés du premier parti dans la région n'a pas dépassé 986, avec l'absence de plusieurs d'entre eux qui n'ont posé aucune question orale ou écrite. Idem pour les autres partis de la région. Cela soulève plus d'un point d'interrogation quant à l'interaction réelle avec les attentes de la population et l'ampleur des défis auxquels fait face la plus grande région du Maroc.

La supériorité des députés de l'USFP, notamment en termes de nombre de questions écrites, témoigne du degré de leur préoccupation quotidienne et minutieuse quant aux dossiers vitaux, ainsi que de l'ampleur du travail accompli à ce sujet. Ces questions touchent aux transports, aux infrastructures, aux services publics à Casablanca et ses environs, au logement, à l'environnement et à l'éducation, loin de tout populisme ou de la simple apparition circonstancielle lors des séances des questions orales.

Partant de ces données, l'USFP à Casablanca-Settat, par l'intermédiaire de ses députés, affirme que leur rôle ne se limite pas à une présence numérique, mais se concrétise clairement via la défense quotidienne des préoccupations de la région au sein de l'institution législative.

Car le travail parlementaire n'est pas un spectacle, mais une interpellation et une insistance continue auprès du gouvernement pour qu'il agisse, apporte des réponses, trouve des solutions et se penche sur ce qui préoccupe le citoyen. Cela inclut également le suivi des projets programmés dans divers secteurs, le contrôle de leur exécution et la vérification que la population bénéficie réellement des programmes et initiatives gouvernementaux, tout en veillant à transmettre la voix et les demandes du citoyen avec sincérité et transparence.

Les questions parlementaires posées par les députés de l'USFP de la région de Casablanca-Settat reflètent les préoccupations des habitants d'El Jadida qui attendent l'amélioration de leurs services de base, la voix des familles de Berrechid touchées par les dysfonctionnements des infrastructures, la souffrance des quartiers de Casablanca face aux problèmes de transport et de surpopulation, ainsi que les contraintes du monde rural à Settat et Sidi Bennour. Elles portent aussi la voix des malades de la région confrontés aux difficultés d'accès aux soins médicaux.

La Constitution accorde au député des mécanismes puissants, tels que les questions orales et écrites et les commissions d'enquête, pour interpeller le gouvernement et garantir la transparence de la gestion des deniers publics. Toute défaillance dans ce rôle important conduit directement à l'empiètement de l'exécutif et à la détérioration de la qualité des services fournis aux citoyens.

A une époque où le fossé entre le discours et la pratique se creuse, les députés de l'USFP de la région de Casablanca se distinguent en prouvant que leur engagement envers les citoyens de Casablanca et ses environs se mesure par les chiffres et par un travail de contrôle proche de leurs préoccupations. C'est là une identité politique profondément ancrée de l'USFP, qui repose sur la centralité du travail parlementaire et considère le contrôle comme un outil essentiel de l'équilibre démocratique.

Le nombre de députés de l'USFP dans la région de Casablanca-Settat est de cinq. Leur activité de contrôle se répartit comme suit :

Mohamed El Bouamri (circonscription de Berrechid) : 91 questions orales et 114 questions écrites.

Moulay El Mehdi El Fatimi (circonscription d'El Jadida) : 357 questions orales et 791 questions écrites.

Said Anmili (circonscription de Settat) : 59 questions orales et 17 questions écrites.

Atika Jebrou (circonscription de Casablanca-Settat) : 52 questions orales et 35 questions écrites.

Abdelghani Makhdad (circonscription de Sidi Bennour) : 38 questions orales et 13 questions écrites.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.