Congo-Kinshasa: Deux civils tués à la suite des combats entre deux factions Wazalendo à Shabunda

Deux personnes ont perdu la vie en une semaine à la suite des accrochages entre deux factions Wazalendo , sur l'axe Kalole-Masanganjia jusqu'à Mukoloka, en territoire de Shabunda (Sud-Kivu).

Dans une alerte lancée mardi 3 mars à Kinshasa, le député national Placide Wenda dénonce des crimes graves, notamment des actes de torture et des mutilations humaines que commettent ces hommes armés.

Le bilan humain décrit par l'élu national est effroyable. Selon Placide Wenda, les affrontements ne se limitent pas à des échanges de tirs, mais s'accompagnent de violences ciblées contre les civils. Cet élu note des cas de mutilations barbares. Des habitants auraient eu les oreilles coupées ou les yeux crevés. Des tortures et scènes de pillages des biens de la population sont rapportés dans les zones de combat. La conséquence est que les écoles sont fermées depuis plus d'une semaine et la majorité des hommes ont fui en forêt pour échapper aux exactions.

« Ce qui se passe là est assimilé à des crimes contre l'humanité. On ne peut pas comprendre que des gens venus d'une autre province viennent insécuriser toute une population », s'est indigné Placide Wenda.

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Face à ce vide sécuritaire, l'élu de Shabunda demande aux autorités nationales et provinciales de dépêcher d'urgence des forces de l'ordre pour protéger les civils et mettre fin à la libre circulation de ces groupes incontrôlés.

Un conflit de leadership et de positionnement

A l'origine de ces violences, une lutte de pouvoir interne entre Wazalendo. Le député explique que la restructuration d'une coordination locale aurait écarté certains chefs de guerre, provoquant des tensions. Pour justifier les hostilités, certaines factions accusent leurs rivaux d'avoir « fait allégeance à l'ennemi », un prétexte utilisé pour légitimer les attaques et le contrôle des zones minières ou stratégiques.

Cette alerte intervient alors que, selon le journal Congo Nouveau de ce mercredi, le Président Félix Tshisekedi a récemment instruit le gouvernement de renforcer l'autorité de l'État et de ne plus tolérer les zones de non-droit créées par des groupes armés, fussent-ils des supplétifs.

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