Le Fonds de développement de la Microfinance islamique(Fdmi) et le Programme de développement de l'Economie sociale et solidaire(Prodess) ont initié un atelier de deux jours, les 4 et 5 mars, pour outiller les points focaux des ministères sur la finance islamique. Cette synergie qui place l'humain au coeur du développement est une approche qui permet de lutter contre la pauvreté tout en respectant les valeurs culturelles et religieuses.
La mise en oeuvre du Plan de travail budgétaire et d'activités (Ptba) du Fonds de développement de la Microfinance islamique (Fdmi), a servi de prétexte à la formation des points focaux des ministères sur la finance islamique. Cet atelier conjoint de deux jours, marque une étape cruciale dans la synergie entre l'économie sociale et solidaire et la finance islamique au Sénégal. Son objectif principal est d'outiller les points focaux des ministères pour une meilleure intégration des mécanismes de financement adaptés à la Sharia. En tant qu'interface entre leurs ministères respectifs et les diffèrent programmes, les points focaux ont pour mission d'identifier les différents projets à fort impact social éligibles au financement islamique et de faciliter la remontée d'informations utiles.
Selon Abdou Diaw, l'administrateur général du Fdmi, la transformation du visage de l'Economie sociale et solidaire passera forcement par la promotion de modèles économiques utiles et durables. « Les points focaux doivent être outillés davantage sur les principes et les contrats en vigueur, pour leur permettre de jouer leur rôle de veille sur la cohérence entre les investissements et les priorités du plan Sénégal Emergent qui place l'humain au coeur du développement. Selon lui, la finance islamique se singularise par la référence au droit musulman et les caractéristiques économiques qui consistent au partage des risques et au développement d'activités commerciales.
Un partenariat intersectoriel renforcé
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Prenant la parole au nom du ministre de la Microfinance et de l'Economie sociale et solidaire, le Directeur de cabinet, Mamadou Ndiaye s'est réjoui de cette synergie d'actions qui matérialise le principe de la microfinance au service de l'économie sociale et solidaire prôné par le ministre Alioune Dione. Il a par ailleurs, tenu à saluer la présence massive des points focaux, ce qui traduit une volonté collective de coller à la décision du Président de la République de faire de 2026, l'«année de l'Economie sociale et solidaire et de l'Emploi ». Poursuivant, Mamadou Ndiaye a réaffirmé la volonté de son département de ne pas faire de 2026 une année ordinaire. De son avis, elle doit être « l'année de l'opérationnalisation, de l'accélération et de la consolidation de l'économie sociale et solidaire ». « Aujourd'hui, le défi qui se pose à nous tous est de financer efficacement, durablement et de manière éthique, l'Economie sociale et solidaire.
Cette formation peut donc identifiée comme une réponse innovante, inclusive et adaptée aux besoins des acteurs », a souligné le Directeur de cabinet.Toujours de son avis, l'Ess ne peut pas être porté par un seul ministère, ni être imposé, encore moins décrété, il doit être co-construit. S'adressant aux points focaux, Mamadou Ndiaye leur a rappelé leur rôle transversal d'interfaces stratégiques, de relais et de catalyseurs entre le ministère de la Microfinance et de l'économie sociale et solidaire et les autre sectoriels. « Laco-construction que nous sommes en train de concrétiser consiste à partager une compréhension commune des enjeux, une harmonisation des approches, une mutualisation des expertises, et surtout, une élaboration concertée des solutions adaptées aux réalités de chaque secteur », a-t-il ajouté. Pour le directeur de cabinet, la co-construction n'est pas un slogan mais une obligation, une responsabilité, un engagement et une méthode.