Angola: Le Chef de l'État appelle à la transparence et à la célérité de la justice

Luanda — Le Président de la République, João Lourenço, a déclaré mardi, lors de l'ouverture de l'année judiciaire 2026, que la consolidation de la démocratie et le renforcement de la confiance des citoyens dans les institutions reposent sur l'intégrité, l'honneur, la rigueur et la transparence de ceux qui exercent la haute responsabilité d'administrer la justice.

Le chef de l'État a souligné que l'indépendance du pouvoir judiciaire n'est pas seulement une garantie constitutionnelle, mais constitue également une exigence éthique individuelle pour chaque magistrat. « Tout comportement qui compromet l'intégrité du système judiciaire affecte non seulement les décisions concrètes, mais affaiblit également la crédibilité de l'ensemble du système judiciaire et diminue la confiance de la société dans les institutions », a-t-il affirmé.

Le chef de l'État a salué le travail dévoué de la majorité des magistrats, avocats et fonctionnaires de justice qui, avec abnégation et un sens aigu du devoir, contribuent quotidiennement à l'affirmation et à la consolidation du système judiciaire en Angola. Le Président a toutefois appelé au respect constant des normes éthiques, la fonction judiciaire exigeant une conduite irréprochable, de la discipline, du dévouement, le sens de la mission et du patriotisme.

L'homme d'État a souligné que la lutte contre la corruption, l'impunité et toutes les formes de manquements à l'éthique doit demeurer une priorité permanente, menée avec fermeté, justice et respect des droits fondamentaux.

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Rapidité et efficacité des procédures

João Lourenço a souligné l'importance de la rapidité des procédures comme facteur essentiel pour garantir la justice. Le dirigeant a insisté sur le fait qu'un système judiciaire lent porte préjudice aux citoyens, affecte l'économie, fragilise la sécurité juridique et compromet la confiance dans le pouvoir judiciaire. Le président a réaffirmé que la rapidité devait être une valeur fondamentale d'une bonne administration de la justice, sans pour autant compromettre la qualité des décisions.

À cette fin, il a recommandé de renforcer les ressources humaines, de moderniser les services, de simplifier les procédures, de privilégier la numérisation et de promouvoir une culture de responsabilité, d'organisation et de productivité au sein des institutions judiciaires.

Infrastructures et accès à la justice

En ce qui concerne la valorisation des ressources humaines, le chef de l'État a indiqué que 2 025 magistrats, membres du ministère public, techniciens et opérateurs de justice ont été formés en 2025. Dans le Service d'État civile, João Lourenço a déclaré que l'exécutif avait investi dans la facilitation de l'accès à la documentation de base et dans la fiabilité de l'enregistrement des citoyens, grâce à des infrastructures modernes et à des solutions qui rapprochent le service du citoyen.

L'homme d'État a affirmé que le Guichet unique de l'entreprise, supervisé par le Ministère de la Justice et des Droits de l'homme, permet de créer, de modifier et de mettre à jour des entreprises en personne ou en ligne, avec publication électronique et suivi transparent des procédures. En ce qui concerne les conditions de travail, le président a précisé que quatre cours d'appel ont été installées à Luanda, Benguela, Lubango et Uíge, tandis que celle de Saurimo est toujours en attente.

Au niveau national, 40 tribunaux de district sont en activité, et 21 autres prévus dans la carte judiciaire doivent encore être achevés. En ce qui concerne la justice pour mineurs, João Lourenço a indiqué que quatre centres intégrés d'aide à l'enfance et à l'adolescence fonctionnent dans les provinces de Huíla, Malanje, Moxico, Icolo et Bengo. Le dirigeant a ajouté que le centre de rééducation pour mineurs de la province de Huambo sera achevé cette année.

Accords judiciaires internationaux

Au cours de son discours, le président de la République a souligné l'importance des accords judiciaires internationaux pour garantir l'efficacité de la justice au-delà des frontières. À cet égard, João Lourenço a indiqué que l'Angola avait signé 25 traités bilatéraux de coopération judiciaire pénale avec 11 pays, couvrant l'extradition, l'entraide judiciaire, l'échange d'informations dans les affaires complexes et la lutte contre la criminalité économique, la corruption, la traite des êtres humains et d'autres infractions transnationales.

Le chef de l'État a affirmé que les protocoles et conventions internationaux, ratifiés dans le cadre de l'ONU, de la CPLP, de la SADC et de l'Union africaine, garantissent la coordination institutionnelle et la crédibilité des relations juridiques nationales et internationales.

Cadre réglementaire et droits de l'homme

João Lourenço a affirmé que l'exécutif encourage l'adoption de lois visant à renforcer le pouvoir judiciaire, à lutter contre la corruption et l'impunité, à protéger les droits fondamentaux et à réduire la lenteur des procédures judiciaires. Parmi ces lois, le Président de la République a cité les codes de la famille, civil, commercial et du travail.

Le Président a réaffirmé que l'exécutif reste responsable de la mise en place des conditions matérielles, techniques et organisationnelles indispensables au bon fonctionnement du système judiciaire, dans le respect de l'autonomie des tribunaux et du ministère public.

Le dirigeant angolais a mis en avant des initiatives en matière de droits de l'homme, telles que la prévention de la traite des êtres humains, la coopération internationale et la création de comités provinciaux, municipaux et communaux.

João Lourenço a souligné que l'Angola a été réélu membre du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour la période 2026-2028, en reconnaissance de l'engagement du pays en faveur de la promotion des libertés et des droits fondamentaux.

Valorisation des professionnels et lutte contre la criminalité

Le chef de l'État a salué le travail patriotique des magistrats, des avocats et des fonctionnaires judiciaires, soulignant la nécessité de renforcer la responsabilité, l'organisation et la productivité des tribunaux en tant que piliers d'un système judiciaire crédible et efficace.

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