Luanda — L'hôpital Dr. Azancot de Menezes pour mères et enfants a réalisé environ 700 interventions chirurgicales pour fistule obstétricale chez des femmes souffrant de complications post-partum au cours de l'année 2025, a annoncé mercredi à Luanda la directrice de l'établissement, Manuela Mendes.
La directrice s'exprimait lors de la conférence nationale sur le rôle de l'Église dans la prévention de la fistule obstétricale, organisée par le Conseil des Églises Chrétiennes d'Angola (CICA).
La responsable a précisé que l'hôpital propose une prise en charge globale des patientes, en plus des interventions chirurgicales.
Selon Manuela Mendes, la fistule obstétricale est une complication grave, généralement due à une césarienne tardive, entraînant une incontinence urinaire et fécale.
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Cette affection provoque une incontinence chronique, un isolement social et une souffrance psychologique. Elle peut être traitée chirurgicalement.
La spécialiste a souligné que cette maladie constitue un problème de santé publique, car elle conduit de nombreuses femmes à l'exclusion sociale et à l'extrême pauvreté, en raison de la stigmatisation et de la honte qui y sont associées.
Manuela Mendes a indiqué que l'hôpital Dr. Azancot de Menezes, en collaboration avec Vangulula House, oeuvre de manière globale pour la prise en charge médicale et psychologique ainsi que pour la réinsertion sociale de ces femmes.
Selon la source, durant l'hospitalisation, des formations sont proposées afin de favoriser leur autonomisation.
La conférence, d'une durée de deux jours, aborde des sujets tels que la vie avec une fistule, l'importance du traumatisme, le traitement et la prévention des fistules obstétricales.