Dakar — Le Sénégal a décidé, pour prévenir les difficultés économiques susceptibles de survenir à cause de la guerre au Moyen-Orient, de "protéger les flux essentiels" et de "prévenir la spéculation" tarifaire des produits de consommation, selon le communiqué du Conseil des ministres de ce mercredi 4 mars.
Le texte reçu de la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, fait état de "mesures préventives de protection macroéconomique, énergétique, logistique et sociale" à prendre.
"Face à notre vulnérabilité, la doctrine pour le Sénégal consiste à protéger les flux essentiels, à cibler le soutien public, à prévenir la spéculation et à centraliser les arbitrages", note Mme Faye, également secrétaire d'État chargée des Relations avec les institutions.
"C'est pourquoi le Premier ministre a décidé de mettre en place, sous la supervision de la Primature, un dispositif de pilotage de cette crise", déclare le communiqué du Conseil des ministres.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Il ajoute qu"'une matrice hiérarchisée de décisions a été élaborée". Et "des situations consolidées seront dressées à l'attention du chef de l'État" afin de prévenir les difficultés économiques susceptibles de découler de l'invasion de l'Iran par les États-Unis d'Amérique et Israël.
"Face à l'escalade militaire constatée sur la scène internationale, le Premier ministre a exposé les risques de perturbations du détroit d'Ormuz qui, au-delà de la fermeture physique, peuvent être combinés à un choc des prix, à un renchérissement du fret et de l'assurance, à une tension sur les approvisionnements critiques", a écrit Marie Rose Faye.
Une importante proportion des produits pétroliers consommés au Sénégal et dans de nombreux autres pays passe par le détroit d'Ormuz, qui pourrait être fermé à cause de l'invasion de l'Iran.