Afrique: Le ministre d'État des Affaires étrangères a ouvert un atelier régional consacré au droit international humanitaire, rappelant que le désarmement constitue un élément clé pour assurer le respect des règles humanitaires.

Addis-Abeba — Un atelier régional de haut niveau sur le droit international humanitaire (DIH) et le désarmement s'est tenu aujourd'hui à Addis-Abeba, réunissant experts régionaux, décideurs politiques et acteurs humanitaires afin de discuter des conséquences humanitaires grandissantes des conflits armés et de la prolifération des armes légères et de petit calibre.

Lors de l'ouverture de l'atelier, Hadera Abera, ministre d'État au ministère des Affaires étrangères d'Éthiopie, a insisté sur l'urgence d'une action coordonnée aux niveaux international et régional pour réduire le lourd coût humain des conflits armés.

Il a souligné que le désarmement n'est pas seulement une obligation juridique découlant du droit international, mais constitue également un outil concret pour renforcer le respect du droit international humanitaire (DIH).

Le ministre a mis en lumière la complexité de la situation en Afrique, rappelant que le continent a été confronté à des conflits dévastateurs ayant provoqué des déplacements massifs et freiné le développement, tout en saluant la résilience démontrée grâce aux initiatives régionales et communautaires visant à protéger la dignité humaine et à promouvoir la paix.

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Hadera Abera a également présenté les mesures concrètes prises par l'Éthiopie en matière de désarmement humanitaire, telles que le travail du Bureau éthiopien de lutte antimines, la mise en œuvre du Programme national de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et l'adoption de la Proclamation de 2020 sur l'administration et le contrôle des armes à feu.

L'Éthiopie a réaffirmé son rôle de leader régional, en tant que coprésidente du Groupe de travail sur le DIH et la paix.

L'atelier a été enrichi par les interventions de Simone Casabianca Aeschlimann et de Cordula Droege, chef de la division juridique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui ont souligné l'importance de renforcer le respect du DIH face aux nouveaux défis sécuritaires.

L'événement s'est conclu par une table ronde de haut niveau, réunissant Yibekal Gizaw, directeur général des affaires juridiques internationales au ministère des Affaires étrangères d'Éthiopie ; Abayomi Nicholas Adeomi, de la Division des armes légères et de petit calibre de la CEDEAO ; Sheku Sesay, du secrétariat « Faire taire les armes » de l'Union africaine ; et Eric Tollefsen, de l'unité de contamination des armes du CICR.

La table ronde a été suivie d'une séance interactive de questions-réponses, permettant aux participants de partager leurs expériences, d'échanger les leçons apprises et de renforcer la coopération régionale en matière de désarmement, tout en consolidant le respect du droit international humanitaire.

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