Réunis hier, mercredi 4 mars, pour le démarrage d'un atelier national de deux jours afin de dresser le bilan du projet de transformation de la filière coquillage, les acteurs ont montré une grande satisfaction par rapport aux résultats du programme. Ils ont ainsi décortiqué les acquis et défis du secteur.
Le gouvernement du Sénégal, en collaboration avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), a lancé, hier, mercredi 4 mars, à Dakar, un atelier national de deux jours sur la capitalisation et le partage des résultats d'un projet mis en oeuvre avec l'appui du Fonds pour l'application des normes et le développement du commerce (Stdf). Titré : « Renforcement de la filière coquillage au Sénégal à travers la mise aux normes sanitaires et phytosanitaires (Sps) afin de promouvoir la sécurité sanitaire des coquillages et leur accès aux marchés régional et international », ce projet vise à mettre en place un système national de contrôle sanitaire de ces fruits de mer conforme aux exigences internationales.
« Dans un contexte où l'accès aux marchés régionaux et internationaux est de plus en plus conditionné au respect strict des normes sanitaires, notre pays ne peut pas se permettre d'être en marge. La sécurité sanitaire des coquillages n'est pas seulement une exigence réglementaire, elle est un impératif de santé publique, un levier de développement économique et un facteur de crédibilité pour notre administration », a déclaré Samba Kâ, représentant du ministre des Pêches et de l'Économie maritime.
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Pour lui, ce projet a permis l'amélioration des dispositifs de surveillance sanitaire des zones de production, le renforcement des capacités des services techniques et des acteurs privés, la promotion des bonnes pratiques d'hygiène et une meilleure compréhension des exigences d'exportation. « La filière coquillage représente un potentiel économique et social considérable pour le Sénégal. Elle contribue au revenu des ménages de façon significative, à la sécurité alimentaire et à la valorisation de nos ressources halieutiques. En la renforçant à travers les normes Sps, nous faisons le choix de la qualité, de la traçabilité et de la compétitivité », a-t-il ajouté.
Le bilan fait état de l'identification de 50 sites conchylicoles cartographiés et caractérisés selon une approche scientifique rigoureuse. À travers ce projet, les capacités nationales ont été consolidées avec la formation de 64 agents de l'Inspection et de l'Agence nationale de l'aquaculture. En plus de renforcer 35 cadres techniques par des échanges d'expériences internationaux et 233 membres de groupements formés directement, dont une majorité de femmes.
Selon Djibril Dramé, représentant de la Fao, les coquillages sénégalais accèdent désormais aux marchés des hôtels, des restaurants et des circuits touristiques avec des prix pouvant atteindre entre 3.500 et 7.000 FCfa le kilogramme selon les zones. « La filière, composée à plus de 90 % de femmes, bénéficie ainsi d'un meilleur positionnement économique, contribuant à l'autonomisation et à la résilience des communautés côtières », a-t-il indiqué.