Libye: Le pays annonce avoir identifié trois suspects dans l'assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi

Le parquet libyen a annoncé jeudi 5 mars avoir identifié trois suspects impliqués dans l'assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi le 3 février dernier, sans donner de détails ni sur leur identité, ni sur leur nationalité. Quatre assaillants avaient attaqué sa demeure à Zintan, à l'ouest de Tripoli, avait annoncé un de ses conseillers qui était avec lui, en ligne, à l'heure du crime. Cette annonce intervient suite aux pressions des sympathisants et des avocats de Saïf al-Islam, face aussi aux spéculations et aux rumeurs qui circulent depuis son assassinat.

En Libye, l'enquête a déterminé le lieu de rencontres des suspects, l'heure à laquelle ils se sont rendus sur les lieux du crime et l'ont commis, ainsi que leur identité, affirme le Parquet dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook. Il précise qu'il a ordonné l'arrestation de ces trois suspects.

Selon le parquet, les investigations ont confirmé que les auteurs du meurtre avaient surveillé les faits et gestes de Saïf al-Islam Kadhafi, escaladé un mur de la maison où il se trouvait puis l'avaient encerclé avant de pointer leurs mitraillettes sur lui et le tuer par 18 balles dont une dans la tête.

Les Libyens s'interrogent sur les commanditaires de l'assassinat

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Selon nos informations, le corps de Saïf ail Islam a alors été déplacé de chez lui vers un café où il avait l'habitude de se rendre. C'est Ahmed-el-Eteiri qui faisait office d'assistant qui a déplacé son corps. Il est le fils de Ajmi Etiri, la personne qui a sauvé la vie de Saïf al islam en 2011, après l'attaque de son convoi par l'Otan.

C'est par crainte de voir le corps emporté par ses assaillants, que ce proche a expliqué aux enquêteurs son geste de le déplacer.

L'assassinat de Saïf al islam, le 3 février dernier, a pris de court les Libyens qui s'interrogent toujours sur ses commanditaires. Saïf al-Islam, qui jouissait d'une image de modéré et de réformateur et qui bénéficiait d'une forte popularité, comptait se présenter aux futures élections présidentielles.

La Cour pénale internationale (CPI) recherchait Saïf al Islam. En 2011, il avait proféré des menaces envers les manifestants, promettant « que le sang allait coulait à flot ».

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