Des punaises de lit ont été repérées ces derniers jours au Brown-Séquard Hospital, suscitant l'inquiétude du personnel et relançant le débat sur l'état sanitaire des infrastructures hospitalières. Selon plusieurs employés, les insectes auraient été observés dans certaines salles et dans la literie, provoquant démangeaisons, inconfort et appréhension chez les patients comme chez les soignants.
Le négociateur de la State and Other Employees Federation (SOEF), Radhakrishna Sadien, tire la sonnette d'alarme et réclame une intervention d'envergure. «J'en appelle au ministère de la Santé pour mettre en place un programme complet de lutte antiparasitaire dans tout l'hôpital», insiste-t-il, jugeant «inacceptable» la présence de nuisibles dans un établissement de soins. Le syndicaliste évoque non seulement les punaises, mais aussi des problèmes de rongeurs, estimant que l'environnement doit être sécurisé pour «tous les employés, les responsables familiaux et les patients».
Dans un contexte où les autorités multiplient les messages de prévention face à des maladies transmissibles, Sadien rappelle le risque accru lié à l'insalubrité. Il fait notamment référence à la leptospirose, qualifiée de maladie grave, voire mortelle, pour souligner l'importance de mesures rapides et visibles. «Quand on demande à la population de se protéger, il faut aussi protéger ceux qui travaillent 24/24 à l'hôpital», plaide-t-il, en rappelant que le personnel mange sur place et passe de longues heures dans le bâtiment.
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Au-delà de l'urgence sanitaire, Radhakrishna Sadien relie l'épisode à des difficultés plus larges de gestion des ressources humaines. Il dénonce des retards dans le paiement des heures supplémentaires, évoquant une absence d'autorisations budgétaires sur une partie de l'année 2025. Selon lui, la pression liée aux postes vacants entretient le recours au temps supplémentaire et expose les équipes au burn-out, avec des rotations jour-nuit répétées. Il demande une clarification des responsabilités entre ministères et un déblocage de fonds pour combler les postes et régulariser les paiements.
Du côté des autorités, le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, assure que le ministère est au courant. Il indique qu'une opération de contrôle des insectes est en cours et que des matelas sont remplacés. «Il reste encore quelques punaises, mais des actions sont prises pour prévenir leur propagation», affirme-t-il, rappelant que le problème avait déjà été signalé par le passé. L'administration hospitalière dit renforcer le nettoyage, isoler les zones concernées et suivre l'évolution au quotidien. Le syndicat, lui, demande un calendrier public d'intervention et un mécanisme de signalement, afin de rassurer les patients et d'éviter que la situation ne se banalise.