Cameroun: Déchets - Des députés camerounais s'inspirent du modèle belge IDELUX

96 % des déchets transformés en ressources. Ce chiffre, atteint par l'intercommunale belge IDELUX Environnement, a conduit une délégation de parlementaires camerounais jusqu'à Tenneville. Objectif : importer l'expertise luxembourgeoise en matière de gestion des déchets et d'économie circulaire.

Une délégation parlementaire en immersion à Tenneville

Ce mercredi 4 mars, le site de valorisation des déchets d'IDELUX Environnement à Tenneville a ouvert ses portes à une délégation venue du Cameroun. Cette visite s'inscrivait dans un programme d'échanges organisé par la section bilatérale de l'Union interparlementaire Belgique-Cameroun. Les discussions ont porté sur les défis de la gestion des déchets, de l'économie circulaire et de la transition énergétique.

Le modèle IDELUX : une référence en matière de valorisation

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La délégation camerounaise a pu découvrir la stratégie développée par l'intercommunale sur un territoire rural. L'expertise luxembourgeoise en matière de tri repose sur un réseau dense de recyparcs, des collectes sélectives efficaces et des sites de traitement performants. Résultat : 96 % des déchets municipaux et professionnels sont transformés en ressources utiles pour le territoire.

La biométhanisation, technologie clé du dispositif

Parmi les installations visitées, la filière de biométhanisation a particulièrement retenu l'attention. Ce processus permet de transformer les déchets organiques en énergie et en engrais naturel. Une technologie qui pourrait révolutionner la gestion des déchets au Cameroun, où la fraction organique représente une part importante des ordures ménagères.

L'implication citoyenne au coeur de la réussite

Isabelle Michel, présidente d'IDELUX Environnement, a insisté sur un point : la performance technique ne suffit pas. « Notre ambition est de montrer comment un territoire rural peut mettre en place une gestion multifilière performante, en impliquant fortement les citoyens dans le tri », a-t-elle expliqué. Un message reçu par les parlementaires, conscients que la sensibilisation des populations sera cruciale au Cameroun.

Quels enseignements pour le Cameroun ?

À court terme, cette visite nourrit la réflexion des élus camerounais sur la faisabilité d'un tel modèle dans leur pays. À long terme, l'enjeu est de taille : structurer une filière complète de valorisation des déchets, créer des emplois verts et réduire l'impact environnemental. Le député fédéral Philippe Courard a salué un échange « riche et concret », propre à renforcer les coopérations entre les territoires.

Alors que le Cameroun cherche des solutions durables pour ses déchets, une question demeure : comment adapter ce modèle belge, pensé pour un territoire rural luxembourgeois, aux réalités urbaines et climatiques de Douala ou Yaoundé ?

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