Ile Maurice: Fateemah Dogansoy et sa famille réclament plus de Rs 1,3 milliard après le drame

Une plainte civile a été déposée devant la Cour suprême par Noor Fateemah Dogansoy, née Dilmohamed, après le dramatique accident survenu le 23 novembre 2024 au centre commercial Grand-Baie La Croisette.

L'action vise Sottise Development Ltd, propriétaire du centre commercial, ainsi que Mauritius Union Assurance (MUA) Company Ltd, assureur du site.

Les demandeurs sont représentés par Me Preetam Chuttoo, avoué, assisté de l'avocat Me Fezal Boodhoo, pour la partie juridique et la coordination des dossiers médicaux et financiers.

La plainte a été introduite par cinq membres de la famille : la victime elle-même, son époux Turhan Dogansoy, ses parents Yasmine Ackburally-Dilmohamed et Rashid Dilmohamed, ainsi que sa soeur Yusraa Muneera Dilmohamed.

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Le document décrit longuement le profil de la plaignante : une étudiante brillante de 21 ans au moment des faits, ayant obtenu plusieurs distinctions aux examens du School Certificate et du Higher School Certificate, titulaire d'un certificat en finance, comptabilité et affaires.

La plainte souligne également son engagement sportif et culturel, sa participation à des activités de leadership, de bénévolat et ses aptitudes en natation, badminton et snorkeling.

Le 23 novembre 2024, la victime, sa mère et sa soeur se rendaient au centre commercial pour des achats et un moment de détente. Sur le travelator menant à un magasin adjacent au supermarché Intermart, une plaque métallique aurait soudainement cédé. La jeune femme est tombée et ses jambes ont été happées par le mécanisme.

Les témoins décrivent une scène d'horreur : sa jambe droite a été gravement endommagée, son talon gauche déchiqueté, tandis que sa mère et sa soeur tentaient d'arrêter le saignement avec leurs voiles. Un passant, Reaz Dhonye, a apporté les premiers secours. Le bouton d'arrêt d'urgence a été actionné mais le travelator ne s'est immobilisé qu'au bout de plusieurs secondes, aggravant les blessures.

Un responsable de maintenance, identifié comme Steve, est intervenu tardivement et aurait indiqué qu'il ne pouvait rien faire, selon la plainte. Les pompiers et le SAMU ont utilisé un écarteur hydraulique pour libérer la victime, restée prisonnière de la machine pendant plus d'une heure.

Transportée d'urgence à l'hôpital, elle a subi l'amputation de la jambe droite et des blessures graves à la jambe gauche, nécessitant plusieurs interventions chirurgicales et des traitements spécialisés à Chennai, en Inde, incluant débridements, greffes et reconstruction nerveuse.

La plainte détaille les conséquences permanentes : la plaignante se déplace désormais avec une prothèse pour la jambe droite et une orthèse pour la jambe gauche, souffre de traumatismes psychologiques et voit sa vie professionnelle et familiale profondément bouleversée.

Elle a donné naissance à une fille aux Pays-Bas, mais ne peut assurer pleinement les soins en raison de son état de santé.

La réclamation combine le préjudice moral, l'incapacité permanente, les pertes de revenus futurs, les frais médicaux passés et à venir, la réhabilitation, le coût de prothèses, d'équipements adaptés, de véhicules, de logement adapté, et l'assistance d'un carer.

Selon le rapport actuariel, ces montants totalisent plus de Rs 1,3 milliard lorsque les dépenses futures et les compensations en devises étrangères sont converties.

Les autres plaignants réclament également des compensations : l'époux pour le traumatisme moral et la perte de revenus liés à l'assistance, les parents et la soeur pour la détresse émotionnelle et les sacrifices liés au suivi des traitements. La plainte demande que les défendeurs soient condamnés conjointement et solidairement au paiement des montants réclamés, estimant que l'accident et ses conséquences résultent de leur responsabilité directe.

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