Les relations entre la Turquie et l'Afrique, et plus particulièrement avec le Togo, étaient jeudi soir au coeur d'une rencontre du Club diplomatique de Lomé (CDL), en présence du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, et de l'ambassadrice de Turquie, Muteber Kiliç.
Depuis 2002, la Turquie affirme avoir multiplié par près de quatre sa présence diplomatique sur le continent, passant de 12 à 44 ambassades et 4 consulats généraux. Le président Erdoğan revendique plus de 50 visites dans 31 pays africains, ce qui ferait de lui, selon Ankara, le chef d'État qui a le plus visité l'Afrique au monde.
Partenaire stratégique de l'Union africaine depuis 2008, la Turquie a organisé trois sommets dédiés au continent et prépare activement un quatrième.
C'est sur le Togo que l'ambassadrice a insisté. « Le Togo est le meilleur exemple de l'approche africaine de la Turquie », a-t-elle déclaré, ajoutant qu'Ankara considère Lomé comme « l'un de ses principaux partenaires politiques, économiques et culturels en Afrique ».
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Les chiffres avancés par la partie turque illustrent cette relation : le volume des échanges commerciaux serait passé de 128 millions de dollars en 2021 à près de 270 millions en 2024, soit une progression revendiquée de plus de 110% en trois ans.
L'approche turque en Afrique, telle que présentée par Mme Kiliç, repose sur les principes du partenariat gagnant-gagnant, d'égal à égal et dans le respect mutuel, des valeurs qu'Ankara dit partager avec l'Union africaine.