Namacunde — L'Évêque du diocèse centre et sud de l'Église Anglicane d'Angola, Mgr Pedro Jamba, a appelé ce jeudi, dans la municipalité de Namacunde, province de Cunene, à la nécessité de renforcer la pratique de la langue maternelle au sein des familles, afin de préserver l'identité linguistique.
Dans sa déclaration à l'ANGOP, à l'occasion du 21 février, Journée internationale de la langue maternelle, il a conseillé aux parents, en particulier ceux qui vivent en milieu urbain, d'avoir la culture du dialogue avec leurs enfants dans leur langue maternelle, en vue de favoriser son apprentissage. « La responsabilité d'inculquer aux nouvelles générations la langue qui nous identifie comme Bantous ou Africains, incombe aux familles, et non aux institutions de l'État », a-t-il déclaré.
Le responsable a souligné que la langue est un patrimoine immatériel qui relie les générations, préserve les expressions, les traditions et la vision du monde d'une communauté, raison pour laquelle elle a une grande valeur dans l'identification des peuples. Selon l'évêque, il est fondamental de faire connaître dès le plus jeune âge que les langues nationales constituent le principal vecteur de transmission des savoirs et des valeurs traditionnels, facilitant l'apprentissage, la pensée critique et l'inclusion scolaire.
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Pedro Jamba a ensuite salué l'initiative du gouvernement angolais qui vise à introduire l'enseignement des langues nationales dans les écoles, comme une façon de contribuer à la socialisation des élèves, tout en les aidant à s'exprimer en public sans aucune honte.
En Angola, les langues nationales les plus parlées sont l'umbundu dans la région centre-sud du pays et dans de nombreuses zones urbaines, suivi du kimbundu dans la zone centre-nord, sur l'axe Luanda-Malanje et à Cuanza-Sul. La Journée internationale de la langue maternelle est célébrée chaque année le 21 février, elle vise à sensibiliser sur la diversité linguistique et culturelle, ainsi que de promouvoir le multilinguisme.
Instituée par l'UNESCO en 1999, la date a été reconnue par l'ONU en 2002, et consiste à promouvoir la protection des langues menacées de disparition et à valoriser l'enseignement dans la langue maternelle comme pilier de l'inclusion et du patrimoine. Selon l'UNESCO, on estime à plus de 7 000 langues parlées dans le monde. Cependant, la moitié d'entre elles sont menacées de disparition. PEM/LHE/VIC/DF/LUZ