Sénégal: Soupçon d'assassinat ?

À l'aube glaciale de ce mercredi 4 mars 2026, le silence du quartier Santhiaba a été brutalement brisé par une découverte macabre. O.D., un jeune vendeur de « Maïga », âgé d'une vingtaine d'années, a été retrouvé sans vie sur son lieu de travail, la « gorge tranchée ». Retour sur les circonstances d'un drame qui plonge le quartier dans la stupeur.

O.D est parti rejoindre son Créateur. C'est une certitude. S'est-il suicidé à l'aide d'un couteau dans son lieu de travail ? Quelqu'un l'a-t-il vachement assassiné ? En tous les cas, ce qui s'est passé dans la matinée du mercredi 4 mars 2026, au quartier Santhiaba, dans la commune de Ziguinchor, peut être qualifié d'un crime d'une rare violence qui plonge proches et collègues dans la stupeur. Pour l'heure, les circonstances exactes du drame demeurent encore enveloppées d'un épais mystère. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la victime, de nationalité étrangère, a été retrouvée morte à l'intérieur du commerce où elle travaillait habituellement de nuit. Alertées, les forces de l'ordre, notamment la police scientifique et les sapeurs-pompiers se sont vite rendus sur les lieux pour procéder aux constats d'usage et ouvrir une enquête pour déterminer les causes exactes du décès. Parmi les premiers arrivés sur les lieux figure Mouhamed Dramé, parent par alliance du défunt, encore profondément marqué par la scène qu'il a découverte.

« Le jeune qui a perdu la vie est comme mon petit frère, nous venons du même village. On m'a appelé quelques heures après le drame pour m'informer de ce qui s'était passé. Quand je suis arrivé, personne n'osait entrer. J'ai finalement ouvert la porte et j'ai découvert qu'il était décédé. C'est une image très difficile à supporter », a-t-il confié, visiblement bouleversé. Dans ses premières déclarations, il évoquait sans aucune hésitation un assassinat brutal. « Il avait la gorge tranchée, c'est évident pour moi. La scène est choquante et traumatisante. J'ai immédiatement cherché à comprendre ce qui s'était passé en interrogeant son employeur et l'autre employé présent cette nuit-là », a-t-il confié.

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À l'en croire, le propriétaire du commerce dit avoir quitté les lieux après le service nocturne, laissant les deux « apprentis » sur place. L'autre employé a affirmé s'être absenté pour effectuer des achats au marché Boucotte. « Il m'a dit qu'il était parti acheter des condiments et qu'à son retour, il avait trouvé son collègue déjà mort. Je ne dis pas qu'il est responsable, mais il doit dire clairement ce qu'il sait », a ajouté Mouhamed Dramé, exprimant un doute sur l'argument avancé par le collègue du défunt. Toutefois, il reconnaît que la victime souffrait de problèmes de santé. « Il était malade. Nous l'avions récemment accompagné à l'hôpital. Mais cela ne suffit pas à expliquer ce qui s'est passé », a-t-il fait observer dans un premier temps, laissant planer le soupçon d'un « acte criminel ».

Quelques minutes plus tard, le discours du même Mouhamed Dramé a évolué. Il introduit de nouvelles hypothèses. « En arrivant, j'ai aussi trouvé un conducteur de « moto-taxi » venu récupérer une commande. Il m'a appris que le jeune était déjà décédé. Il y a un élément que je n'avais pas mentionné. Il est vrai que O. D. était réellement souffrant depuis longtemps. On ne peut pas affirmer avec certitude qu'il a été tué par quelqu'un », a-t-il nuancé. Allant plus loin, il n'écarte pas la possibilité d'un geste désespéré. « C'était un garçon respectueux et discret. Mais, il traversait une période difficile à cause de sa maladie. Dans les « Maïga », les couteaux sont utilisés en permanence. Il est possible qu'il ait lui-même mis fin à ses jours.

Égorger quelqu'un sans attirer l'attention dans un quartier aussi animé paraît compliqué », a soutenu son « grand frère », évoquant désormais la thèse du suicide. De son côté, le propriétaire du commerce, Fallou Traoré, a affirmé n'avoir assisté à aucun événement suspect. « Après le service, je suis rentré chez moi pour prier et me reposer un peu, laissant les deux « apprentis » sur place comme d'habitude. C'est depuis mon domicile que j'ai été informé du décès. L'autre employé m'a appelé pour me dire que O.D. était mort. Je n'ai pas plus d'informations », a-t-il déclaré devant les médias. Entre soupçons d'assassinat, contradictions de témoignages et hypothèse d'un suicide, l'affaire reste pour l'instant entourée de nombreuses zones d'ombre.

Un suspect identifié et des habitants sous le choc

L'enquête sur la mort violente du jeune O.D, retrouvé « égorgé » à l'aube de ce mercredi 4 mars 2026, dans une « gargote » du quartier Santhiaba, à Ziguinchor, franchit un premier tournant. Selon une source sécuritaire, le principal suspect dans cette affaire a été interpellé par les éléments de la police avant d'être placé en garde à vue. D'après les premiers éléments de l'enquête, les soupçons se concentrent sur l'un des employés qui se trouvait avec la victime dans ce lieu de travail au moment où les faits se seraient produits. Les enquêteurs de la police scientifique tentent désormais de reconstituer minutieusement le fil des événements afin de comprendre comment ce drame s'est produit. Au lendemain de cette découverte macabre, le propriétaire du restaurant de fortune où travaillait la victime a également été entendu par les services de police.

Contacté, Fallou Traoré a confirmé avoir répondu à la convocation des enquêteurs. Aussi, il a précisé avoir passé plusieurs heures dans les locaux de la police pour être auditionné sur les circonstances entourant la mort du jeune homme, avant de regagner son domicile tard dans la soirée. Pour l'instant, les circonstances exactes de ce meurtre restent entourées de nombreuses zones d'ombre. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations en multipliant les auditions et les vérifications afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire. Le mobile du crime demeure, à ce stade, inconnu, même si plusieurs pistes seraient explorées pour tenter de percer le mystère autour de ce drame. Au quartier Santhiaba, l'émotion reste palpable depuis la découverte du corps sans vie du jeune vendeur, bien connu dans la zone. Cette découverte macabre continue de secouer la tranquillité du quartier.

« C'est une situation vraiment choquante pour nous. Le jeune était connu ici, il travaillait tranquillement dans cette gargote. Apprendre qu'il a été tué de cette manière nous a tous bouleversés. Nous espérons que la police va rapidement faire la lumière sur cette affaire », confie Badou Cissé, un habitant rencontré non loin du lieu du drame. Comme lui, de nombreux riverains disent attendre que toute la vérité soit faite sur cette affaire qui continue d'alimenter les conversations dans cette partie de la Verte Casamance. En attendant les conclusions de l'enquête, la disparition tragique du jeune O. D. qui a marqué la communauté continue d'alimenter les débats.

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