Cameroun: Les étudiants choqués après l'annonce de la suspension des visas par le Royaume-Uni

À compter du 26 mars 2026, le Royaume-Uni va suspendre la délivrance de visas étudiants aux ressortissants de plusieurs pays, dont l'Afghanistan, le Myanmar (Birmanie), le Soudan, ainsi que le Cameroun. Cette décision, motivée par une forte augmentation des demandes d'asile, émane du ministère britannique de l'Intérieur et vise à limiter le détournement des visas d'études. Une mesure qui a choqué de nombreux étudiants à Yaoundé.

Mispa, étudiante en communication à l'université de Yaoundé II, avait toujours rêvé de se perfectionner au Royaume-Uni. Avec cette suspension, c'est son rêve qui s'effondre. « J'ai toujours été à la recherche de meilleures opportunités et le Royaume-Uni était mon premier choix, explique la jeune. Maintenant que cette porte est fermée, je ne sais pas ce que je ferais. Pour le moment, je suis confuse. »

L'annonce de la suspension a également douché les ambitions de Maxwell. Licence en poche, il s'apprêtait à s'inscrire en master dans une université anglaise. Aujourd'hui, il croise les doigts pour un retour à la normale : « J'espère vraiment que le gouvernement britannique va revenir sur sa décision. Quelque chose doit être fait, notamment pour nous les Camerounais. Pareil pour les autres pays suspendus. »

Des comportements pas toujours décents

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Happi est membre d'une association de défense des droits des étudiants. Pour elle, cette décision est aussi le résultat de comportements pas toujours décents de certains étudiants camerounais dans ces pays : « Je crois que l'une des raisons, c'est que plusieurs étudiants entrent avec des visas étudiants et demandent l'asile par la suite. Si le gouvernement vous fait confiance en vous donnant un visa et que vous décidez de tricher, ce n'est pas bien. »

Selon les autorités britanniques, les demandes d'asile émanant de ressortissants camerounais et soudanais auraient plus que quadruplé depuis 2021. Une bonne partie de ces demandeurs seraient entrés sur le territoire britannique munis d'un visa étudiant.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.