Six jeunes filles originaires de Casamance ont reçu, vendredi 6 mars à Dakar, leur parchemin sanctionnant deux années de formation aux métiers techniques du cinéma et de l'audiovisuel. Cette formation s'inscrit dans le cadre du programme de l'Institut Mousso, une initiative portée par la réalisatrice et productrice sénégalaise Angèle Diabang, fondatrice de la société de production Karoninka.
Les nouvelles diplômées sont Rose Berthe Diédhiou (cinéma expérimental), Mélida Diatta (assistanat à la mise en scène), Khadidia Diémé (ingénierie du son), Adama Diouf (distribution de films), Liliana Velez Gomez (électro-machiniste) et Bintou Faye (distribution et vente de films).
Lors de la cérémonie organisée à la Délégation Wallonie-Bruxelles, Angèle Diabang a expliqué que l'objectif du programme était de former des femmes aux métiers techniques du cinéma, encore largement dominés par les hommes et confrontés à un manque de techniciens qualifiés. La formation gratuite vise également à favoriser l'insertion professionnelle des participantes et à encourager l'émergence d'un leadership féminin, notamment en milieu rural.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
La réalisatrice s'est notamment réjouie du parcours de Liliana Velez Gomez, première électro-machiniste formée par l'Institut Mousso « maison de la femme » en bambara dans un métier encore très masculin sur le continent africain.
Sélectionnées après l'obtention du baccalauréat en collaboration avec l'Inspection d'académie de Ziguinchor, ces jeunes femmes issues de milieux ruraux ont suivi un cursus mêlant cours théoriques et pratiques. Certaines participent déjà à des tournages dans les domaines du son, de la décoration ou de la distribution de films.
Une exposition photographique présentée lors de la cérémonie retrace leur parcours, notamment leur participation au tournage du film « Une si longue lettre » d'Angèle Diabang et la réalisation de leur projet de fin d'études. L'initiatrice du programme a par ailleurs annoncé le lancement d'une deuxième cohorte composée de six nouvelles participantes, avec l'ambition d'étendre, à terme, l'expérience à d'autres pays de la sous-région.