Cameroun: Age du vote au pays - Ateki Caxton écrit à Paul Biya pour l'abaisser à 18 ans

Et si la jeunesse camerounaise obtenait enfin le droit de choisir ses dirigeants dès 18 ans ? La question est posée directement au chef de l'État par Ateki Caxton.

Dans une lettre adressée au président Paul Biya, le candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2025 plaide pour une réforme majeure du code électoral : abaisser l'âge du vote de 20 à 18 ans.

Une lettre ouverte pour bousculer le statu quo

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Ateki Caxton a choisi l'écriture pour porter sa demande. Son destinataire : le président de la République. Son objet : le droit des jeunes à voter. L'homme politique espère que Paul Biya prendra connaissance de son appel et y répondra favorablement. Cette démarche intervient alors que les discussions sur les réformes électorales s'intensifient dans le pays.

Pourquoi cette demande fait débat

Actuellement, l'âge légal pour voter au Cameroun est fixé à 20 ans. Un seuil relativement élevé comparé aux standards africains et internationaux. Pour Ateki Caxton, cette limite est un frein à l'autonomisation de la jeunesse. Il argue que des millions de Camerounais âgés de 18 à 20 ans, pourtant majeurs et responsables, sont exclus du processus démocratique. Leur parole n'est pas prise en compte dans le choix de ceux qui décideront de leur avenir.

Ce que changerait un abaissement à 18 ans

Si le président Paul Biya accédait à cette demande, l'âge du vote passerait à 18 ans au Cameroun. Cela alignerait le pays sur la majorité des nations du continent et du monde. Concrètement, des centaines de milliers de nouveaux électeurs intégreraient le corps électoral. Ces jeunes, souvent connectés, engagés et sensibles aux questions d'emploi, de formation et de développement, pèseraient soudainement dans les équilibres politiques. Leur vote pourrait influencer les programmes et les stratégies de campagne.

Un alignement sur les pratiques continentales

Le candidat à la présidentielle 2025 insiste sur un point : le Cameroun est en retard. Dans la plupart des pays africains, l'âge électoral est fixé à 18 ans. C'est le cas au Nigeria, au Ghana, au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou encore au Gabon. Cette norme est même inscrite dans la Charte africaine de la jeunesse. Maintenir la barre à 20 ans isole juridiquement le Cameroun et envoie un signal paradoxal à sa jeunesse, pourtant célébrée dans tous les discours officiels.

Les conséquences d'une éventuelle réforme

À court terme, une telle réforme du code électoral dynamiterait le calendrier politique. Les partis devraient revoir leur stratégie pour capter ce nouveau vivier d'électeurs. À long terme, abaisser l'âge du vote, c'est reconnaître que les jeunes de 18 ans sont des citoyens à part entière, capables de discernement politique. C'est aussi répondre à une aspiration profonde d'une génération qui réclame plus de place dans l'espace public et dans les instances de décision.

Reste à savoir si le chef de l'État, qui a fait de la valorisation de la jeunesse un axe de son nouveau mandat, transformera cette promesse en acte législatif concret. Paul Biya répondra-t-il favorablement à cet appel, ouvrant ainsi les urnes à une génération qui n'attend que cela ?

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