Les États-Unis sont sur le point de conclure un accord avec le Mali autorisant Washington à faire voler des aéronefs et des drones dans l'espace aérien malien afin de collecter du renseignement sur les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, rapporte Mena Today citant des sources officielles américaines.
Premier signal concret : le 27 février dernier, Washington a levé les sanctions visant le ministre malien de la Défense et plusieurs hauts responsables accusés de liens avec des mercenaires russes, une exigence préalable posée par Bamako. Le Mali a salué cette décision comme un pas vers « l'amélioration des relations bilatérales dans le respect de la souveraineté nationale ».
L'administration Trump, qui cherche à reconstruire des liens distendus sous Biden, est notamment motivée par le sort d'un pilote américain enlevé au Niger et détenu au Mali par le JNIM, Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, affilié local d'Al-Qaïda.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Le Mali, vaste pays enclavé du Sahel, fait face à une insurrection jihadiste croissante malgré des années d'intervention occidentale puis l'appui des mercenaries russes du groupe Wagner. Permettre à Washington de reprendre ses opérations de surveillance aérienne servirait aussi les intérêts maliens, dont les capacités de renseignement propres restent limitées.