Congo-Brazzaville: Projection documentaire et exposition - La mémoire des médias congolais à l'honneur

À la veille de la Journée internationale des droits des femmes, la Maison russe a accueilli, le 7 mars à Brazzaville, une projection documentaire accompagnée d'une exposition photographique consacrée à un pan de l'histoire de la presse congolaise. Organisé en partenariat avec l'Union des femmes des médias du Congo (Ufemco), l'événement a mis notamment en lumière le parcours de plusieurs femmes journalistes et les défis d'un métier en pleine mutation.

Dans son mot de circonstance, la directrice de la Maison russe, Maria Fakhrutdinova, a salué une initiative qui valorise le travail des professionnels de l'information. « Je voudrais remercier l'Ufemco pour ce projet de valorisation de ce travail que les médias font au quotidien et particulièrement les femmes journalistes », a-t-elle déclaré.

Ancienne journaliste ayant migré vers la communication, Maria Fakhrutdinova a rappelé la responsabilité qui accompagne cette profession. « Aujourd'hui, on peut se tromper très facilement et la jeunesse qui est beaucoup dans les réseaux sociaux doit apprendre à comprendre ce métier », a-t-elle insisté, tout en appelant les étudiants en journalisme à développer leurs compétences et leur sens de l'analyse.

Une mémoire médiatique à préserver

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La projection du film documentaire s'est faite en présence de quelques autorités dont le directeur de cabinet du ministre de la Communication, des diplomates et représentants du système des Nations unies. « Les médias du Congo : une histoire et un héritage à transmettre », réalisé par Ralff Therance sous l'impulsion de l'Ufemco, retrace en 45 minutes l'évolution de la presse congolaise, de l'indépendance à l'ère numérique. À travers des témoignages de journalistes, d'anciens responsables de rédaction et de spécialistes des médias, le film revient sur les grandes étapes de cette histoire et met en lumière le rôle des pionnières.

Par ailleurs, le public a eu droit à la visite guidée de l'exposition « Femmes des médias du Congo : histoire en images ». Celle-ci rend hommage à ces dames qui ont marqué le paysage médiatique congolais. Prenant la parole, la secrétaire générale de l'Ufemco, Gloria Lossele, a souligné la portée symbolique du film documentaire et de l'exposition. « Ce que nous présentons ce jour n'est pas seulement un film. Ce n'est pas seulement une exposition. C'est une mémoire qui parle. C'est une histoire qui reprend sa place. Un moment de reconnaissance et de transmission », a-t-elle affirmé.

Pour Gloria Lossele, ce travail s'inscrit aussi dans une démarche de sauvegarde du patrimoine médiatique national. « Une nation qui ne protège pas sa mémoire fragilise son futur », a-t-elle rappelé, plaidant notamment pour la réhabilitation de l'ancien bâtiment de la télévision nationale, la numérisation de ses données et la création d'un centre de mémoire des médias. Quelques femmes journalistes russes ont été également mises en lumière pour la circonstance dans l'exposition photographique.

Des retours constructifs

La projection du documentaire a suscité de nombreuses réactions parmi les journalistes et étudiants présents. Certains ont salué la qualité du film et l'initiative de documenter l'histoire de la presse congolaise, tout en appelant à approfondir les recherches et à intégrer davantage de figures historiques. Étudiant en journalisme, Durel Tsoumou a pour sa part souhaité que cette initiative devienne un espace permanent de dialogue entre générations.

Au-delà de la projection, l'exposition photographique, accessible jusqu'au 14 mars à la Maison russe, complète cette immersion dans l'histoire médiatique du Congo. « Je trouve formidable qu'il y ait eu la projection du film et en même temps une exposition. J'ai particulièrement salué le fait que l'exposition et le film mettent en lumière deux générations de femmes qui ont marqué les médias congolais », a confié Christévie Moukengué, journaliste.

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