Entre débrayages, grèves totales et boycott d'activités pédagogiques par les syndicats d'enseignants, la continuité des enseignements/apprentissages se retrouve de plus en plus fragilisée dans les écoles publiques sénégalaises. Une situation qui met à rude épreuve l'équilibre de l'année scolaire.
Les syndicats d'enseignants restent plus que jamais déterminés à poursuivre leur combat jusqu'à la prise en compte de leurs revendications. Malgré les ponctions opérées sur les salaires de certains enseignants engagés dans les précédents mouvements, le G7 (structure regroupant les syndicats d'enseignants les plus représentatifs dans le secteur de l'éducation et de la formation) ne fléchit pas. Il a, en effet, décidé de maintenir la pression sur les autorités, en annonçant un sixième plan d'actions.
Selon un communiqué rendu public hier, lundi 9 mars 2026, le mouvement débute ce mardi 10 mars par un débrayage. Cette première activité sera suivie, le mercredi 11 mars, par une grève totale. La pression devrait se poursuivre vendredi 12 mars avec une nouvelle grève. Le plan d'actions prévoit également un débrayage le lundi 16 mars.
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En plus des arrêts de travail, les syndicats continuent d'appeler à un boycott de plusieurs activités pédagogiques et administratives. Parmi les mesures annoncées figurent le boycott des cellules d'animation pédagogiques, de toutes les évaluations, de la formation initiale des élèves-maîtres assurée par les inspecteurs, ainsi que des activités physiques et sportives. Les syndicats prévoient également une rétention des informations administratives par les directeurs d'écoles, chefs d'établissements et inspecteurs.
À travers ce nouveau plan d'actions, le G7 entend maintenir la mobilisation jusqu'à la satisfaction de ses revendications. Une situation qui suscite de plus en plus d'inquiétudes chez les élèves et leurs parents. Pour cause, les conséquences des mouvements d'humeur des enseignants risquent d'être lourdes : perte progressive d'heures de cours, impact sur la qualité de la préparation des examens, pression accrue sur le calendrier scolaire, entre autres.
À plus long terme, ces perturbations répétées peuvent aussi creuser les inégalités entre élèves, notamment entre ceux qui disposent de ressources pour rattraper les cours à domicile et ceux qui dépendent uniquement de l'enseignement dispensé à l'école. Avec ces perturbations des cours, l'année scolaire reste sous pression.