Soudan: Les Frères musulmans désignés comme «organisation terroriste étrangère» par les États-Unis

Les États-Unis ont annoncé, lundi 9 mars, avoir désigné les Frères musulmans au Soudan comme « organisation terroriste étrangère ». Une mesure qui permet de prendre une série de sanctions financières et administratives - gel des transactions et des avoirs, interdiction d'entrée sur le territoire américain-, effectives dès le 16 mars. Dans la ligne de mire de Washington en particulier, un mouvement islamiste dont la branche armée se rend coupable d'exactions et est alliée à l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan.

C'est le Mouvement islamique soudanais et sa branche armée, la brigade al-Baraa Ibn Malik - bras armé associé au Mouvement islamique et à l'organisation des Frères musulmans -, qui sont visés par Washington.

Selon le communiqué du département d'État, ces groupes « recourent à une violence effrénée contre les civils afin de saper les efforts visant à résoudre le conflit au Soudan et à promouvoir leur idéologie islamiste violente ».

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Washington accuse notamment la brigade d'avoir « fourni plus de 20 000 combattants à la guerre au Soudan, dont beaucoup ont reçu une formation et d'autres formes de soutien de la part du Corps des gardiens de la révolution islamique iranienne », a poursuivi le département d'État. Cette brigade a en effet été accusée par les Nations unies d'avoir « procédé à des exécutions massives de civils », lors de la reprise de Khartoum par l'armée régulière, il y a tout juste un an.

Sanctions contre des commandants des FSR

En qualifiant d'organisations terroristes ces mouvements alliés à l'armée soudanaise, Washington met en garde le général al-Burhan contre ces soutiens islamistes. Depuis des mois, les États-Unis avertissent contre un retour des islamistes de l'ancien régime d'Omar el-Béchir et d'une reprise de la coopération entre Khartoum et Téhéran.

L'annonce de Washington a été saluée par les Émirats arabes unis - accusés de soutenir les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), accusés d'exactions de masse et d'actes de génocide par une mission d'enquête de l'ONU -, en guerre contre l'armée régulière depuis près de trois ans.

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