La Chine prépare son quinzième plan quinquennal pour la période 2026-2030, avec un accent particulier sur la sécurité alimentaire et l'agriculture de haute technologie. Ces priorités pourraient aussi renforcer la coopération agricole avec l'Afrique, où Pékin multiplie déjà les projets et les partenariats. Mais sur le terrain, qu'est-ce que cela pourrait changer pour les agriculteurs africains ?
Drones pour surveiller les cultures, capteurs dans les sols, nouvelles variétés de semences, plateformes logistiques capables de transporter des fruits frais sur des milliers de kilomètres... L'agriculture que la Chine veut développer dans son prochain plan quinquennal est de plus en plus technologique.
Objectif pour Pékin : produire davantage avec moins de terres et d'eau, tout en sécurisant ses approvisionnements alimentaires dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et le changement climatique.
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Cette stratégie concerne aussi l'Afrique. Depuis une vingtaine d'années, la Chine y finance des centres de démonstration agricole, où sont testées des techniques comme le riz hybride, l'irrigation intelligente ou la mécanisation des cultures. Le nouveau plan veut renforcer cette coopération, avec des formations, des équipements agricoles ou encore des outils numériques pour mieux gérer les récoltes.
Autre enjeu : l'accès au marché chinois. Pékin promet d'ouvrir davantage ses importations à certains produits africains, comme le sésame, les avocats ou les noix de cajou. Dans un contexte de demande alimentaire mondiale en hausse, ces partenariats pourraient offrir aux producteurs africains de nouvelles perspectives, à condition de transformer ces coopérations technologiques en véritables opportunités économiques.