A mi-parcours de sa campagne électorale dans l'arrière-pays, le président du parti Alliance et candidat à l'élection présidentielle des 12 et 15 mars, Mabio Mavoungou-Zinga, a présenté lors d'un meeting, le 8 mars à Brazzaville, les sept piliers de son projet de société « Cap pour demain »
« Si j'ai accepté de faire acte de candidature à cette élection présidentielle, ce n'est pas par ambition personnelle. C'est par devoir envers la nation, la jeunesse et l'avenir du Congo », a déclaré Mabio Mavoungou-Zinga, sur l'intérêt de sa candidature.
Pour le président de l'Alliance, le citoyen congolais ne demande plus seulement le changement mais aussi de la dignité. « Le Congo ne demande plus les promesses mais exige un projet », d'où le sien estampillé transformation nationale.
Le candidat Mabio Mavoungou-Zinga place dans son programme la gouvernance au sommet des priorités. Il veut rompre, selon lui, avec les pratiques du passé en organisant l'indépendance de la justice et la création d'une haute autorité contre la corruption. « Nous mettrons fin à la politique du vent. Et nous ouvrirons l'air du mérite et du service public. Une économie saine et créatrice d'emplois », a-t-il prévu.
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Face au chômage qui ronge la jeunesse, le candidat propose une thérapie. L'objectif est de créer 200 000 emplois en soutenant massivement les petite et moyennes entreprises, grâce à un fonds de garantie de 100 milliards FCFA.
Mais la grande révolution est aussi dans l'assiette. Le cinquième pilier dans son projet vise une souveraineté alimentaire avec le financement de 200 000 exploitants agricoles. « L'État ne doit pas étouffer l'économie, il doit la libérer », a martelé le candidat à la présidence de la République.
Un plan pour les infrastructures, l'éducation et la santé
Mabio Mavoungou-Zinga prévoit dans son projet, entre autres, la construction stratégique du barrage de Sounda pour mettre fin aux délestages ; un maillage complet incluant la réhabilitation du Chemin de fer Congo-océan et la création d'une compagnie aérienne nationale.
Affirmant que la richesse d'un pays se trouve dans « la tête de sa jeunesse », le projet compte investir dans le capital humain avec le recrutement de 30 000 enseignants ainsi que la construction de plusieurs salles de classe et de cités universitaires modernes.
Sur le plan social, le candidat propose une assurance maladie universelle et le recrutement de 15 000 professionnels de santé visant à protéger les plus vulnérables. « Un pays qui abandonne ses malades et ses retraités abandonne son âme », a indiqué Mabio Mavoungou-Zinga.
Appelé à continuer sa tournée sur toute l'étendue du territoire national avant son dernier meeting dans le département de Pointe-Noire, le candidat a donné une seule consigne à ses sympathisants : être ses directeurs de campagne, ses porte-paroles, afin de devenir des « acteurs du changement ».