Sénégal: Entre contraintes, avancées et mise en oeuvre du projet - La dépollution de la baie de Hann en marche

Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a présidé la réunion du comité de pilotage du Projet de dépollution de la baie de Hann, à l'issue d'une visite de chantier effectuée à la station d'épuration de Mbao. Cette rencontre a été l'occasion pour les autorités et les partenaires du projet de faire le point sur l'état d'avancement des travaux et sur les défis restant à relever pour finaliser ce programme d'envergure.

Dans son intervention, le ministre a rappelé l'importance stratégique de ce projet destiné à restaurer un écosystème fortement dégradé au fil des années. Selon Dr Cheikh Tidiane Dièye, la baie de Hann était autrefois considérée comme l'une des plus belles du monde, fréquentée pour des activités de plaisance, de tourisme et d'économie maritime.

Cependant, l'urbanisation rapide et les rejets industriels et domestiques ont progressivement détérioré cet espace côtier. « Au fil des années, la baie a été confrontée à différents types de pollution, notamment les rejets d'eaux usées et les déchets solides générés par les activités industrielles et les habitations situées le long de la bande littorale allant du Port autonome de Dakar à Mbao », a-t-il expliqué. Ces pollutions ont affecté l'écosystème marin, dégradé le cadre de vie des populations riveraines et impacté les activités économiques, notamment la pêche.

Pour répondre à cette situation, l'État du Sénégal, avec l'appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, a lancé le Projet de dépollution de la baie de Hann, confié à l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS). Selon le ministre, ce projet constitue l'une des initiatives les plus importantes en matière d'assainissement au Sénégal. « Ce projet représente l'une des plus grandes opérations de dépollution industrielle en Afrique de l'Ouest et une initiative stratégique pour la protection de notre environnement », a-t-il souligné.

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D'un coût global d'environ 184,5 millions d'euros, il devrait bénéficier à près de 500 000 personnes vivant dans neuf communes de la région de Dakar, notamment Hann Bel-Air, Dalifort, Thiaroye-sur-Mer, Mbao, Guinaw Rail Sud, Guinaw Rail Nord, Thiaroye Gare, Tivaouane Diacksao et Diamaguène Sicap Mbao.

Les infrastructures prévues permettront d'assurer la collecte, le transport et le traitement des eaux usées domestiques et industrielles dans cette zone qui concentre près de 80 % des établissements industriels du pays.

Le ministre a salué les progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du projet au cours de l'année 2025. Selon lui, les travaux affichent aujourd'hui des niveaux d'avancement significatifs : 95 % pour la station d'épuration, 98 % pour la conduite de refoulement, 82 % pour l'intercepteur principal, 87 % pour le raccordement des industriels, 50 % pour les travaux d'assèchement du canal 6.

Ces résultats sont notamment liés à la relance de la dynamique du projet et à un niveau de décaissement record estimé à 25 milliards de francs CFA au cours de l'année 2025.

Au-delà des travaux, plusieurs progrès ont également été réalisés sur le plan institutionnel. Le ministre a notamment évoqué : la signature du protocole d'accord avec les industriels dans le cadre d'une phase pilote; la finalisation de l'étude de faisabilité pour un mécanisme d'accompagnement technique et financier destiné à aider les industriels à installer des systèmes de prétraitement; la révision de la norme nationale sur les rejets industriels en collaboration avec l'Association sénégalaise de normalisation ; la mise en place d'un dispositif de suivi écologique de la baie en partenariat avec l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Ces mesures visent à garantir la durabilité du projet et à prévenir toute pollution future.

Malgré ces avancées, le ministre a reconnu que plusieurs défis restent à relever pour assurer la finalisation du projet. Il a notamment évoqué : le retard dans le démarrage des travaux de l'émissaire en mer, lié à la signature d'une convention de financement complémentaire avec Invest International ; le paiement des droits et taxes dus aux entreprises, dont le montant cumulé dépasse 14 milliards de francs CFA ; la finalisation des modalités de gestion et de mise en conservation des ouvrages ; ainsi que la mise à niveau environnementale de certaines installations industrielles.

Face à ces enjeux, Dr Cheikh Tidiane Dièye a appelé l'ensemble des parties prenantes à maintenir la mobilisation afin de respecter les délais de réalisation du projet. « Si nous voulons achever ce projet dans les meilleures conditions, nous devons poursuivre les efforts engagés et travailler avec davantage de diligence », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué l'engagement des équipes techniques de la Direction de l'assainissement et de l'ONAS, ainsi que l'appui des partenaires financiers, notamment l'Agence française de développement, l'Union européenne, Invest International et la China Development Bank. À l'issue de son intervention, il a officiellement déclaré ouverte la réunion du comité de pilotage, exprimant l'espoir que les recommandations issues des travaux permettront d'accélérer la finalisation du projet et de restaurer durablement la baie de Hann.

Des avancées notées dans l'exécution du projet selon le comité de pilotage

Le projet de dépollution de la Baie de Hann continue d'enregistrer des progrès importants, même si certains défis restent à relever pour accélérer la mise en oeuvre des travaux.

Lors de la réunion du comité de pilotage après la visite du chantier, Abdoulaye Senghor, représentant de la Direction de l'assainissement, a présenté l'état d'avancement du projet et fait le point sur la mise en oeuvre des recommandations issues des précédentes rencontres.

D'entrée, il a salué la qualité de la collaboration entre l'Agence autonome du Port de Dakar (PAD) et l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS) dans la conduite du projet. Selon lui, cette coordination efficace contribue largement aux progrès enregistrés sur le terrain.

Dans son exposé, Abdoulaye Senghor a indiqué que plusieurs recommandations formulées lors du précédent comité de pilotage, tenu en mai 2025, ont été entièrement exécutées.

Parmi celles-ci figurent notamment certaines procédures administratives et techniques ainsi que le règlement de paiements qui étaient auparavant en souffrance. Ces avancées ont été rendues possibles grâce aux diligences menées avec les partenaires financiers et les services administratifs impliqués dans la mise en oeuvre du projet.

Toutefois, l'exposé a également mis en lumière certaines difficultés persistantes. L'une des principales concerne le non-paiement des frais d'enregistrement et le remboursement de certains droits, une situation qui continue d'impacter l'avancement des travaux. Selon Abdoulaye Senghor, ces retards peuvent affecter les entreprises engagées dans l'exécution des chantiers, d'où la nécessité d'accélérer les procédures administratives.

Sur le plan institutionnel, plusieurs progrès ont été enregistrés. Les approbations de certains contrats ont été finalisées, permettant de lever des blocages qui ralentissaient certaines activités. Une note relative aux modalités de gestion des infrastructures a également été élaborée et prévalidée en interne avec l'ONAS et les différents services du ministère.

L'exposé a également évoqué la question de la signature de la convention de prêt avec les partenaires financiers, qui reste en attente malgré la signature de la convention de don. Selon le représentant de la Direction de l'assainissement, cette étape demeure essentielle car elle conditionne notamment le démarrage de certains travaux structurants, dont ceux liés à l'émissaire en mer.

La mise à niveau de certaines installations industrielles figure également parmi les défis à relever. Des études ont déjà été menées, tandis que d'autres analyses sont en cours afin d'identifier les solutions techniques nécessaires. Les autorités envisagent, à terme, de mobiliser davantage de ressources pour accompagner les industriels dans la modernisation de leurs installations.

Concernant la réglementation, Abdoulaye Senghor a indiqué que le processus de révision des normes nationales de rejet des eaux usées industrielles est en cours, en collaboration avec l'Association sénégalaise de normalisation.

Une convention a d'ailleurs été signée pour financer les études complémentaires nécessaires à cette révision. Enfin, les discussions avec les industriels progressent. Le protocole d'accord entre l'État et les entreprises concernées a été validé et partagé avec les acteurs du secteur. Plusieurs industriels ont déjà signé ce document, tandis que d'autres poursuivent les démarches en vue de leur adhésion.

Malgré les défis qui subsistent, les responsables du projet restent confiants quant à l'atteinte des objectifs fixés pour la dépollution et la restauration écologique de la Baie de Hann.

Le projet avance malgré quelques contraintes financières selon le coordonnateur du projet

Le projet de dépollution de la Baie de Hann progresse à un rythme jugé globalement satisfaisant, avec plusieurs infrastructures déjà réalisées ou en phase d'achèvement. C'est ce qu'a indiqué Aliou Niang, coordonnateur du projet, lors de sa présentation devant les membres du comité de pilotage. Dans son exposé, il est revenu sur les enjeux environnementaux qui ont motivé la mise en oeuvre de ce programme d'envergure. Autrefois considérée comme l'une des plus belles plages du monde, la Baie de Hann a progressivement subi les effets de l'urbanisation rapide et de la pollution industrielle, entraînant une dégradation de l'écosystème marin et des conditions de vie des populations riveraines.

Selon Aliou Niang, le projet comprend plusieurs ouvrages majeurs destinés à collecter, transporter et traiter les eaux usées de la zone industrielle et des quartiers environnants.

Parmi les réalisations en cours figurent sept stations de pompage, dont les taux d'avancement varient entre 64 % et plus de 75 %. L'intercepteur principal, destiné à transporter les eaux usées vers la station de traitement, est également en phase avancée. Les travaux ont cependant rencontré quelques difficultés liées à des interférences avec d'autres réseaux techniques, notamment ceux de l'électricité et de l'eau.

La station de traitement des eaux usées, pièce maîtresse du dispositif, affiche quant à elle un taux d'avancement d'environ 96 %. Les équipes sont actuellement engagées dans les dernières étapes, notamment les tests et les opérations préalables à la réception des travaux.

Le projet prévoit également le raccordement des industries de la zone à un système d'assainissement moderne. Cette composante vise à réduire considérablement les rejets d'eaux usées industrielles dans la baie. Selon le coordonnateur du projet, les travaux avancent malgré les contraintes techniques liées à la présence de nombreux réseaux existants dans la zone industrielle.

Assainissement du canal 6 et raccordement des populations

Parmi les chantiers importants figure aussi l'assainissement du canal 6, un ouvrage qui draine aujourd'hui des déchets solides et des effluents industriels vers la baie. Lors des travaux, les équipes ont constaté une forte dégradation de la structure du canal, ce qui a nécessité des modifications techniques afin de consolider ses parois.

Par ailleurs, le projet prévoit le raccordement des populations riveraines au réseau d'assainissement. Des stations de pompage seront notamment réalisées dans les zones de Guinaw Rail Sud et Nord afin de permettre le branchement des habitations au nouveau système.

Sur le plan financier, Aliou Niang a indiqué que le taux d'exécution du projet est actuellement de 59 %, pour un taux de décaissement de 56 %. Cependant, le projet est confronté à une contrainte majeure liée au paiement de certaines taxes et remboursements, notamment la TVA. Selon lui, les montants non réglés atteignent environ 14 milliards de francs CFA, alors que seulement 666 millions de francs CFA ont été payés à ce jour.

Cette situation suscite des préoccupations chez les entreprises engagées dans l'exécution des travaux, qui multiplient les correspondances pour demander la régularisation de ces paiements.

Malgré ces difficultés, plusieurs progrès ont été enregistrés. Le processus de révision des normes environnementales est en cours et des études ont été lancées pour accompagner les industries dans l'installation de systèmes de prétraitement de leurs effluents.

Par ailleurs, un programme de suivi écologique de la baie a été engagé afin d'évaluer l'impact environnemental du projet et de suivre l'évolution de la qualité des eaux. Pour le coordonnateur du projet, la poursuite des efforts de mobilisation des ressources et la levée des contraintes administratives permettront d'accélérer la finalisation de ce programme stratégique pour l'environnement et la santé publique dans la région de Dakar.

Des questions, préoccupations des experts et réponses au coeur du comité de pilotage

La réunion du comité de pilotage du projet de dépollution de la Baie de Hann a été marquée par des échanges nourris entre les autorités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile. Au-delà de la présentation des avancées du projet, plusieurs questions relatives à la gestion future des infrastructures, au financement des travaux et à l'implication des industriels ont été soulevées.

Parmi les préoccupations exprimées par les participants figure la question de la mise en conservation des ouvrages, notamment la station d'épuration, avant leur exploitation définitive.

Certains intervenants ont souhaité savoir si toutes les dispositions contractuelles et financières étaient déjà prévues pour assurer cette phase transitoire. Ils ont également insisté sur la nécessité d'anticiper la gestion future des installations afin d'éviter tout retard dans la mise en service.

En réponse, les responsables du projet ont indiqué que des mesures sont déjà en cours de préparation pour assurer une gestion transitoire des ouvrages. L'objectif est de confier temporairement l'exploitation à une entreprise spécialisée en attendant la mise en oeuvre de la réforme du secteur de l'assainissement, qui devrait orienter la gestion vers un modèle de fermage à partir de 2027.

Les participants ont également soulevé la question de la réhabilitation globale de la baie, au-delà du seul volet technique de dépollution. Plusieurs intervenants notamment Ibrahima Diagne, conseiller spécial du Premier Ministre en hydraulique, assainissement et environnement a insisté sur la nécessité d'accompagner les travaux d'assainissement par des actions d'aménagement et de valorisation du littoral afin d'améliorer le cadre de vie des populations et de redonner à la baie son potentiel touristique.

La Direction de l'Assainissement a précisé que le projet comprend un volet d'accompagnement social et environnemental, financé notamment avec l'appui de partenaires comme l'AFD. Ce dispositif vise à soutenir des initiatives locales et à encourager la participation des communautés riveraines à l'amélioration du cadre de vie.

La question de l'assèchement du canal 6, longtemps utilisé pour le déversement de déchets et d'eaux usées industrielles, a également suscité des interrogations.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité de garantir la durabilité des travaux afin d'éviter que le canal ne redevienne un point de pollution. Les responsables du projet ont indiqué que des travaux de réhabilitation et de sécurisation du canal ont été réalisés, notamment la consolidation des parois et l'installation de dispositifs de protection. Par ailleurs, des discussions sont en cours avec l'Unité de Coordination de la Gestion des déchets (UCG) pour la mise en place de points de collecte normalisés afin de prévenir les dépôts sauvages.

Un autre point central des discussions a concerné la participation des industriels à l'effort collectif et institutionnel. Les représentants du secteur privé notamment Abdou Aziz Diop qui a rappelé la nécessité de renforcer le dialogue avec les entreprises installées dans la zone industrielle, estimant que l'accompagnement technique et financier reste essentiel pour leur permettre de mettre en place des systèmes de prétraitement des effluents.

Ils ont également insisté sur l'importance d'une application progressive et concertée du principe « pollueur-payeur », afin de garantir l'adhésion des industriels au projet.

La Direction de l'Assainissement a expliqué que plusieurs industries ont déjà été sélectionnées pour un programme pilote de mise à niveau, tandis que d'autres devront progressivement se conformer aux nouvelles normes environnementales. L'État accompagne ce processus en mettant en place un cadre réglementaire et en facilitant les discussions avec les entreprises concernées.

Les questions liées aux droits et taxes dus aux entreprises ont également été évoquées. Selon les responsables financiers, l'État travaille actuellement à l'apurement des arriérés afin de permettre la poursuite normale des travaux.

La représentante du ministère des Finances a assuré que des dispositions sont en cours pour régler progressivement ces montants, tout en rappelant que le projet bénéficie d'un financement important inscrit dans les lois de finances successives.

Autre point d'attention : la réalisation de l'émissaire en mer, une infrastructure essentielle au fonctionnement global du système d'assainissement.

La signature de la convention de financement complémentaire avec les partenaires néerlandais reste attendue pour permettre le démarrage effectif des travaux. Les autorités ont toutefois exprimé leur optimisme quant à une finalisation prochaine des discussions.

Les 6 recommandations pour accélérer la mise en oeuvre

À l'issue des échanges, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a formulé plusieurs recommandations pour accélérer la mise en oeuvre du projet.

La première porte sur la signature de la convention additionnelle de 10 millions d'euros avec les Pays-Bas, qui doivent permettre de lancer les travaux de l'émissaire en mer, une infrastructure essentielle au fonctionnement du dispositif d'assainissement.

La deuxième recommandation concerne le paiement des frais d'enregistrement des contrats, des droits de douane et des remboursements de TVA aux entreprises, afin de faciliter le démarrage du lot 7 relatif à l'assainissement du Port autonome de Dakar, qui prévoit la réalisation de 18 kilomètres de réseau et de cinq stations de pompage.

La troisième invite l'ONAS à démarrer rapidement les travaux du lot 8, portant sur les unités de prétraitement des effluents industriels, ainsi que l'opérationnalisation de la cellule d'assainissement industriel chargée du suivi de ces installations.

La quatrième recommande la mobilisation des financements nécessaires pour la mise à niveau des installations de la SOGAS, sur la base des études techniques qui seront conduites par l'ONAS.

La cinquième préconise que la Direction de l'Assainissement et l'ONAS, avec l'appui du consultant chargé de la supervision du projet, réfléchissent aux modalités de gestion transitoire et définitive de la station d'épuration avant la fin des travaux.

Enfin, la sixième recommandation appelle à la convocation du Comité régional de suivi afin de présenter l'état d'avancement du projet et de renforcer l'implication et l'appropriation du programme par les populations riveraines.

Ces mesures devraient permettre d'accélérer la mise en oeuvre du projet, qui fait l'objet d'un suivi étroit des plus hautes autorités de l'État.

En conclusion, le ministre a salué les progrès enregistrés dans la mise en oeuvre du projet et a appelé l'ensemble des parties prenantes à maintenir la dynamique engagée.

« Si nous poursuivons les efforts engagés, nous pourrons finaliser ce projet majeur d'ici 2027 », a-t-il indiqué, rappelant que la dépollution de la Baie de Hann constitue un enjeu environnemental, sanitaire et économique majeur pour Dakar et pour l'ensemble du Sénégal.

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