Ile Maurice: Kailash Sharma Beeharry nie désormais avoir tué sa mère

Une semaine après le drame familial survenu à Phoenix, le suspect, Kailash Sharma Beeharry, revient sur ses premières déclarations. Lors de sa dernière comparution devant la justice, l'homme de 43 ans a nié être responsable de la mort de sa mère, Beedwantee Beeharry, tout en affirmant avoir été brutalisé lors de son arrestation par des éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Phoenix.

Le drame s'est produit dans la soirée du mardi 3 mars à l'allée Jacques, St-Paul, Phoenix. Beedwantee Beeharry, âgée de 63 ans, a été retrouvée sans vie dans la cour de sa résidence après une violente altercation avec son fils. Selon les éléments de l'enquête, une dispute aurait éclaté après que ce dernier lui a réclamé de l'argent pour acheter de la bière.

La situation aurait dégénéré lorsque la sexagénaire aurait refusé de lui donner de l'argent. Le fils aurait alors poussé sa mère, provoquant une chute violente, avant de lui cogner la tête à plusieurs reprises contre un mur en béton dans la cour de la maison. L'autopsie pratiquée par le médecin légiste, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a conclu que la victime est décédée d'une fracture avec luxation du cou, confirmant la violence de l'agression.

Après les faits, Kailash Sharma Beeharry s'est rendu de lui-même au poste de police de Curepipe avant d'être interrogé par les enquêteurs. Il a ensuite été provisoirement inculpé de meurtre devant la cour de district de Curepipe et placé en détention. Cependant, lors de sa comparution subséquente, le quadragénaire a changé de version. Devant le tribunal, il a déclaré ne pas être responsable de la mort de sa mère. Il a également affirmé avoir été victime de brutalités policières lors de son arrestation.

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À la suite de ces allégations, l'enquête a été transférée de la CID de Phoenix à la Major Crime Investigation Team, qui a désormais la responsabilité de poursuivre les investigations afin d'établir les circonstances exactes de ce drame familial.

Pendant ce temps, dans le quartier de l'allée Jacques, l'émotion demeure vive. Plusieurs voisins avaient évoqué par le passé des tensions au sein du foyer, affirmant que le suspect aurait déjà eu des comportements violents et des problèmes liés à l'alcool. L'enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur cette affaire.

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