Ile Maurice: Coton américain - Un coup de pouce pour le textile local

Plus de 500 tonnes de coton premium américain ont été expédiées à Maurice après un premier envoi de 300 tonnes depuis la Caroline du Nord l'an dernier. Cette cargaison provient de plusieurs États du sud des ÉtatsUnis, notamment le Mississippi, l'Alabama, l'Arkansas, la Géorgie et la Caroline du Sud. L'annonce a été faite le mercredi 4 mars à l'occasion d'une table ronde à la Clemens House, à Floréal, organisée par l'ambassade américaine et l'US-Africa Trade Desk.

Des responsables américains et locaux ont discuté des perspectives de coopération commerciale et de l'impact de ces livraisons sur l'industrie textile locale, secteur clé de l'économie. Selon Craig Halbmaier, chargé d'affaires américain, l'approvisionnement direct auprès des producteurs américains permet de mieux suivre la chaîne de production et d'assurer la qualité du produit. Lilowtee Rajmun-Jooseery, directrice de la Mauritius Export Association, a ajouté que ce mode d'approvisionnement pourrait aider à réduire certains coûts pour les fabricants locaux et soutenir l'emploi dans l'industrie.

Au-delà du commerce, les discussions ont porté sur le rôle de Maurice comme point central pour distribuer le coton et d'autres produits américains dans le reste de l'Afrique. «L'accord vise à rendre ces échanges plus clairs et fiables tout en offrant des avantages aux producteurs et aux entreprises locales», a expliqué Craig Halbmaier.

AGOA et prévisibilité commerciale

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Le ministre de l'Industrie, des petites et moyennes entreprises et des coopératives, Aadil Ameer Meea, a rappelé que l'African Growth and Opportunity Act (AGOA), en place depuis 2000, a favorisé les échanges entre Maurice et les États-Unis. Aujourd'hui, 41 entreprises mauriciennes exportent vers le marché américain, employant environ 21 000 personnes.

Il a toutefois souligné que le renouvellement annuel du programme complique la planification des exportateurs et a plaidé pour la mise en place d'un cadre bilatéral à long terme. Il a également précisé que plus de la moitié des exportations de Madagascar vers les États-Unis passent désormais par la collaboration textile entre Maurice et la Grande île.

«Le pays dispose d'un tarif douanier libéralisé à 93 % et a signé des accords commerciaux avec la Chine, l'Inde, la Turquie et les Émirats arabes unis. Maurice participe aussi à la Southern African Development Community (SADC), au Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) et à l'African Continental Free Trade Area (AfCFTA), tout en bénéficiant d'accords avec l'Union européenne et le Royaume-Uni», a expliqué le ministre.

Selon lui, l'évaluation de ces accords doit inclure non seulement les échanges de marchandises, mais aussi les flux d'investissement, les services, le commerce numérique et la résilience des chaînes d'approvisionnement. Un projet de loi sur l'industrie est en préparation pour soutenir la croissance industrielle, encourager l'innovation et développer les exportations.

*En marge du «Business Summit»

Par ailleurs, Maurice se prépare à accueillir la 18e édition de l'US-Africa Business Summit, du 26 au 29 juillet, qui devrait rassembler plus de 3 000 participants - dirigeants politiques, chefs d'entreprise et investisseurs. Selon le ministre, cette rencontre vise à positionner le pays comme un point de passage stratégique entre les opportunités africaines, les investissements américains et les marchés financiers internationaux.

Les discussions se feront sur plusieurs thèmes clés : l'intégration des chaînes de valeur, la connectivité, les énergies renouvelables et l'intelligence artificielle. La digitalisation et les mécanismes de financement innovants feront également l'objet de débats, offrant aux participants des perspectives concrètes pour stimuler le développement économique et l'investissement en Afrique.

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