Angola: Situation climatique en Angola présentée à Benguela

Benguela — La directrice nationale de l'Action climatique, Ivone Pascoal, a déclaré ce lundi à Benguela que l'Angola était confronté à des risques climatiques élevés, dont les impacts sur le développement durable sont de plus en plus visibles, principalement en raison de phénomènes tels que les sécheresses prolongées, les inondations et la hausse des températures.

La responsable s'exprimait lors du Séminaire méthodologique sur l'environnement, où elle a présenté un aperçu de la situation climatique actuelle du pays et des principales politiques et stratégies adoptées par l'Exécutif pour lutter contre le changement climatique.

Selon Ivone Pascoal, l'Angola fait partie des pays vulnérables aux impacts climatiques, une situation qui représente une menace pour le développement durable à court et à long terme.

Elle a expliqué que les principales catastrophes climatiques enregistrées dans le pays sont liées aux ressources en eau et se manifestent principalement par des sécheresses extrêmes ou des inondations fréquentes, des phénomènes qui touchent diverses régions du territoire national, avec une incidence plus élevée dans la zone sud.

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La responsable a ajouté que la hausse des températures et l'irrégularité des précipitations, notamment dans les régions du sud et du sud-ouest, compromettent la disponibilité en eau et la productivité agricole, facteurs qui, en fin de compte, impactent négativement la sécurité alimentaire et le développement économique.

Dans les zones côtières, comme Benguela, elle a souligné l'intensification de l'érosion et des inondations dues à la montée du niveau de la mer et à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.

Selon les données présentées par le responsable, les interventions en cas de catastrophes climatiques en Angola représentent un coût annuel estimé à environ 75 millions de dollars, pouvant atteindre près de 600 millions de dollars en cas d'événements graves, dont la périodicité est estimée à 50 ans.

Concernant les projections climatiques, elle a indiqué que les températures dans le pays tendent à continuer d'augmenter, en particulier dans les scénarios de fortes émissions, tandis que les régimes de précipitations restent incertains, ce qui pourrait entraîner une saison des pluies plus courte et plus intense, avec des périodes de sécheresse plus longues.

Dans le contexte des politiques climatiques, Ivone Pascoal a rappelé que l'Angola a ratifié d'importants instruments internationaux, tels que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le Protocole de Kyoto et l'Accord de Paris, réaffirmant ainsi l'engagement du pays dans la lutte contre les changements climatiques.

Afin d'assurer la mise en oeuvre de ces initiatives, l'Exécutif a approuvé la Stratégie nationale sur les changements climatiques, un instrument qui oriente l'action climatique au niveau national et établit des mesures d'adaptation et d'atténuation.

Parmi les principales initiatives prévues figurent le Plan national d'adaptation aux changements climatiques, la création d'un Observatoire du climat et de l'environnement et le Système national de suivi, de notification et de vérification, mécanismes conçus pour contrôler la mise en oeuvre des politiques climatiques et les émissions de gaz à effet de serre.

La stratégie définit également des mesures dans des secteurs stratégiques tels que l'énergie, les transports, l'agriculture, la foresterie, l'industrie et la gestion des déchets, visant à promouvoir un modèle de développement sobre en carbone et plus résilient face aux changements climatiques.

À cette occasion, la directrice nationale a souligné que la crise climatique représente une menace sans précédent pour les pays dont l'économie est fortement dépendante des ressources naturelles, comme l'Angola.

Elle a donc plaidé pour le renforcement des mesures d'atténuation et d'adaptation, ainsi que pour un accès à un financement climatique prévisible et abordable, et pour une participation active des collectivités locales, des institutions publiques, du secteur privé et de la société civile.

Selon Ivone Pascoal, la participation des administrations locales est essentielle, car les impacts du changement climatique affectent directement les communautés et exigent des réponses concrètes.

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