Sénégal: Ousmane Sonko insiste sur l'importance du capital humain et la stabilité sociale dans les secteurs de la santé et de l'éducation

Dakar — Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a relevé, mercredi, en Conseil des ministres, la "place centrale" du capital humain dans le développement économique et social du Sénégal, insistant sur la priorité que le gouvernement accorde aux secteurs de l'éducation et de la santé et réaffirmant son appel à un dialogue permanent avec les acteurs sociaux pour préserver la stabilité et la paix sociales.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, le Premier ministre s'est notamment attardé sur les défis du système éducatif, marqué selon lui par une "crise persistante résultant notamment d'un déficit global en personnels, d'un manque d'infrastructures et d'équipements adéquats, ainsi que de la détérioration de l'environnement scolaire".

Ousmane Sonko a également évoqué "l'inadéquation des curricula d'enseignement et de formation avec les besoins du marché, la faible promotion des filières scientifiques, la récurrence de la question des bourses étudiantes et le dérèglement du calendrier universitaire", souligne le texte.

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S'agissant du secteur de la santé, il a relevé plusieurs contraintes structurelles, parmi lesquelles la "fragmentation des systèmes d'information sanitaire, l'insuffisance d'infrastructures modernes intégrant des solutions numériques et énergétiques, l'insuffisance des ressources humaines et financières ainsi qu'un déficit d'entretien et de maintenance", peut-on lire dans le document.

Selon la même source, le chef du gouvernement a cité "l'obsolescence du cadre institutionnel et juridique, la répartition inégale du personnel médical sur le territoire, la dépendance aux importations de médicaments et de matériels médicaux, le sous-investissement dans la prévention et la faiblesse du plateau technique, qui compliquent l'accès à des soins de qualité".

Face à ces défis, le Premier ministre a rappelé que "le gouvernement a engagé un plan quinquennal de recrutement dans les secteurs de l'éducation et de l'enseignement supérieur afin de renforcer les effectifs enseignants, couvrir les besoins en encadrement pédagogique et garantir la continuité du service public de l'éducation".

Le chef du gouvernement s'est en outre réjoui "des progrès (...) enregistrés dans l'amélioration de l'accès à l'éducation, l'inclusion et l'équité sociale, la gestion des carrières des enseignants, la valorisation de la fonction enseignante ainsi que le renforcement des capacités pédagogiques à travers la formation diplômante universelle et la formation continue".

M. Sonko a toutefois invité les ministres à accorder une "attention particulière" aux politiques publiques dédiées au développement du capital humain, tout en respectant "les engagements pris par l'État" et en privilégiant l'ouverture et le dialogue avec les partenaires sociaux, afin de prévenir "les tensions et de consolider la stabilité sociale".

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