À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l'Association des femmes des médias publics (Afmp) au Sénégal et l'Association des juristes sénégalaises (Ajs) ont organisé, hier, mardi 10 mars, une rencontre sur le thème : «Médias, justice et droits de la famille». Soutenue par plusieurs partenaires, cette initiative vise à faciliter l'accès des femmes à l'information juridique
Hier, à la Maison de la presse Babacar Touré, journalistes, juristes et partenaires institutionnels se sont réunis autour d'un objectif commun : renforcer l'accès effectif des femmes à la justice familiale. Cette ambition repose sur une assistance juridique de proximité et une meilleure diffusion de l'information.
Placée sous le thème : «Médias, justice et droits de la famille», la rencontre a été organisée conjointement par l'Association des femmes des médias publics (Afmp) au Sénégal et l'Association des juristes sénégalaises (Ajs). Elle s'inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes dont le slogan, «Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles», appelle à transformer les intentions en actes concrets.
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Les organisatrices ont rappelé que les ruptures conjugales entraînent souvent des situations critiques : abandons de famille, non-paiement de pensions alimentaires, conflits de garde d'enfants... Autant de fléaux qui accentuent la précarité économique et sociale de nombreuses femmes.
Dans ce contexte, le rôle des médias s'avère déterminant. C'est tout le sens de l'initiative portée par l'Afmp. «L'objectif est de faciliter l'accès direct à l'information et au conseil juridique pour les femmes confrontées à des litiges familiaux tout en améliorant la compréhension des procédures judiciaires et en favorisant un dialogue constructif entre juristes, journalistes et acteurs institutionnels», a expliqué la journaliste Matel Bocoum, présidente de l'Afmp.
Représentant le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Aminata Sarr, directrice générale de Télédiffusion du Sénégal (Tds-Sa), a dénoncé la recrudescence du cyberharcèlement, du chantage intime et des campagnes de diffamation ciblant particulièrement les femmes.
«Les droits des femmes ne sont pas négociables», a-t-elle martelé, rappelant que chaque violation doit être suivie d'une action judiciaire. De son côté, la députée Mbène Faye, représentante de l'Assemblée nationale du Sénégal, a rappelé le rôle prépondérant du pouvoir législatif dans la consolidation des droits des femmes et l'amélioration de l'accès à la justice. Elle a précisé que le Parlement s'attache à renforcer le cadre juridique et les mécanismes de protection pour soutenir les politiques publiques en faveur de l'égalité.
«En tant que cœur du pouvoir législatif, l'Assemblée nationale joue un rôle essentiel dans cette dynamique», a-t-elle souligné. S'exprimant au nom des diplomates, Laure Huberty, ambassadrice du Luxembourg au Sénégal, a insisté sur le fait que l'accès à la justice est un droit fondamental et non un privilège, affirmant que «la justice doit être proche des citoyennes».
Enfin, Arlette Mvondo, représentante résidente d'Onu Femmes au Sénégal, a rappelé que cet engagement s'inscrit dans le respect des instruments internationaux, tels que l'Agenda 2030 et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (Cedef).