Luanda — Plus de cinq mille personnes suivent actuellement un traitement par hémodialyse dans les différentes unités de santé en Angla, a annoncé ce mercredi, à Luanda, le président du Collège de néphrologie de l'Ordre des médecins angolais, José Malanda.
L'hémodialyse est une procédure vitale qui remplace la fonction rénale en filtrant les déchets, l'excès de sel et de liquides du sang chez les patients atteint d'insuffisance rénale aiguë ou chronique. Dans sa déclaration à l'ANGOP, à l'occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée ce jeudi 12, le président a évoqué la nécessité de renforcer la prévention et le dépistage précoce des maladies rénales en Angola. « Le chiffre avancé ne représente peut-être qu'une partie de la réalité, il se peut que plusieurs personnes souffrent de problèmes rénaux mais non soignés », selon le responsable.
Par ailleurs, le spécialiste a reconnu l'amélioration des conditions d'accès à l'hémodialyse ces dernières années, avec la création de nouveaux centres dans plusieurs provinces du pays. « Une grande partie des services était concentrée à Luanda, ce qui obligeait la majorité de patients à effectuer de longs trajets pour se faire soigner », a-t-il signalé. Selon le spécialiste, le diagnostic des maladies rénales en Angola reste complexe en raison du nombre réduit de spécialistes et de problèmes d'accès aux services de santé dans les différentes régions du pays.
José Malanda a indiqué qu'environ 10 % de la population mondiale souffre d'une manière ou d'une autre de maladie rénale, il est donc possible qu'en Angola, des milliers de personnes aient une insuffisance rénale, même légère, sans être diagnostiquées.
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En ce qui concerne la transplantation rénale, le médecin a rappelé que l'Angola dispose d'une loi sur la transplantation d'organes approuvée en 2014, mais elle est en attente d'une réglementation pour sa mise en oeuvre effective dans le pays. La Journée mondiale du rein est célébrée le 12 mars.