Calumbo — L'Angola a récolté 3,6 millions de tonnes de maïs lors de la campagne agricole 2024-2025, a annoncé ce mardi, dans la municipalité de Calumbo, province d'Icolo e Bengo, le ministre d'État à la Coordination économique, José de Lima Massano.
Le ministre a fait cette déclaration lors de l'ouverture d'une réunion de travail avec les producteurs et transformateurs de maïs de la Zone économique spéciale (ZES). Le ministre n'a pas fourni de données concernant la campagne agricole précédente, mais a reconnu la croissance enregistrée dans ce secteur. José de Lima Massano a expliqué que malgré cette croissance, l'Angola a importé 350 000 tonnes de maïs, ce qui représente un engagement de 123 millions de dollars.
Le ministre a jugé nécessaire de poursuivre le dialogue avec les différents acteurs de la filière afin de trouver conjointement des solutions aux obstacles à la disponibilité de la céréale. Le ministre d'État à la Coordination économique a expliqué que la production de maïs est destinée à la fois à l'alimentation humaine et animale, d'où la demande croissante. Le dirigeant a ajouté que, concernant le maïs, pour garantir une sécurité alimentaire absolue, il est nécessaire de tripler la production actuelle et de constituer des stocks de réserve, tant pour la production de maïs que pour les autres industries de transformation.
José de Lima Massano a expliqué que l'augmentation de la production de cette importante culture figure parmi les priorités du gouvernement afin de garantir la sécurité alimentaire. Au sujet de la campagne 2025-2026, le ministre a indiqué avoir rencontré de nouvelles difficultés. Malgré l'augmentation du nombre d'exploitants, des surfaces cultivées et des prévisions de croissance continue, il a constaté des phénomènes naturels qui ont compromis ces objectifs.
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C'est pourquoi le ministre a sollicité la collaboration des entrepreneurs, notamment en matière de systèmes d'irrigation, afin de surmonter ces difficultés, compte tenu de la rareté des précipitations, et ainsi améliorer la productivité. « L'Angola est contraint d'autoriser l'importation de maïs pour maintenir le cycle de production et, lorsque cela se produit, nous constatons une moindre satisfaction de la part des producteurs quant à la disponibilité du maïs », a-t-il précisé.
Le ministre a indiqué que le gouvernement entretient un dialogue permanent avec divers acteurs économiques afin de comprendre les difficultés, d'identifier les opportunités et de définir conjointement les meilleures stratégies pour atteindre les objectifs. Il a souligné que le gouvernement continuera ainsi de privilégier un dialogue ouvert avec les entreprises, en accordant une plus grande importance aux associations, et de travailler de concert avec elles. Il a ajouté que, lorsqu'on évoque les objectifs, on fait référence au secteur primaire, et plus précisément à la responsabilité d'assurer la disponibilité du maïs.