Lubango — La province de Huíla prévoit de vacciner 1 243 073 bovins lors de la campagne d'avril et mai de cette année, selon José Balundo Chicomo, directeur de l'Institut des services vétérinaires (ISV).
Pour cette campagne, 205 techniciens sont mobilisés, dont 43 de l'ISV et 162 éleveurs, qui épauleront les brigades de vaccination dans les différentes municipalités de la province. D'après lui, 1,5 million de doses de vaccin sont disponibles pour immuniser le cheptel de bovins contre diverses maladies ayant un impact majeur sur la production animale. Pour mener à bien la campagne, 30 brigades de vaccination seront constituées et interviendront dans 488 enclos de vaccination situés dans les zones à forte concentration de bovins.
La campagne vise à protéger les animaux contre des maladies telles que le charbon, la dermatite nodulaire contagieuse bovine et la pleuropneumonie contagieuse, qui ont un impact considérable sur le secteur de l'élevage. Selon José Chicomo, malgré les prévisions initiales de plus d'un million d'animaux, la campagne pourrait toucher environ 54 % du cheptel, soit près de 600 000 bovins, un chiffre jugé satisfaisant par les services vétérinaires.
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Dans les municipalités, les prévisions de vaccination concernent 180 000 bovins à Gambos, 156 000 et 373 à Quipungo, 100 000 à Lubango, 90 000 à Chibia, 80 000 à Capelongo et 80 000 à Quilengues. Parmi les autres municipalités desservies figurent Capunda Cavilongo (70 000 habitants), Matala (70 000 habitants), Chicomba (54 200 habitants), Chicungo (45 000 habitants), Caluquembe (40 000 habitants), Hoque (40 000 habitants), Caconda (35 000 habitants) et Jamba (30 000 habitants).
On compte également Cacula (29 000 habitants), Humpata (28 000 habitants), Chituno (21 000 habitants), Dongo (20 000 habitants), Viti Vivali (20 000 habitants), Chipindo (19 000 habitants), Cuvango (18 500 habitants), Galangue (9 000 habitants) et Palanca (8 000 habitants). Un autre facteur susceptible d'entraver la réalisation de l'objectif fixé est la transhumance, pratique consistant pour les éleveurs à déplacer leurs troupeaux vers d'autres zones à la recherche de pâturages et d'eau.
Afin d'améliorer la coordination des actions sanitaires, les services vétérinaires ont décidé de rétablir le découpage de la province en zones opérationnelles, sous la supervision directe de vétérinaires. Dans ce cadre, des zones ont été créées pour Lubango, Matala et Quilengues, chacune placée sous la responsabilité d'un vétérinaire. Durant la campagne, un dépistage de certaines maladies sera également effectué dans les troupeaux par le prélèvement d'échantillons biologiques avant la vaccination, lesquels seront envoyés au laboratoire pour analyse, permettant ainsi d'identifier les maladies prédominantes dans les élevages familiaux et commerciaux.