Luanda — La Commission nationale électorale (CNE) a désigné ce jeudi le nouveau porte-parole de l'institution, à l'occasion de la première session plénière ordinaire qui se tient dans ses locaux à Luanda.
L'institution était sans porte-parole depuis 2024, après la nomination de Lucas Quilundo, qui occupait ce poste, au poste de juge conseiller à la Cour constitutionnelle d'Angola.
Outre la désignation du nouveau porte-parole, les membres de la plénière ont examiné et délibéré sur plusieurs sujets jugés structurants pour le fonctionnement de la CNE et l'organisation du prochain cycle électoral.
Parmi les principaux points à l'ordre du jour figurait l'évaluation du rapport-synthèse relatif aux concours publics organisés pour soutenir le processus électoral de l'année prochaine, initiative destinée à garantir les moyens logistiques et techniques nécessaires à la préparation des prochaines élections générales dans le pays.
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Les commissaires ont également étudié la proposition de directive sur l'institutionnalisation des organes de gestion électorale dans le cadre de la nouvelle Division politico-administrative (DPA), mesure visant à adapter la structure électorale à la réorganisation territoriale récemment mise en œuvre.
Cette session plénière intervient après que la Cour constitutionnelle a jugé irrecevables les recours introduits par le Groupe parlementaire de l'UNITA concernant la nouvelle composition de la CNE.
Avec l'approbation de la nouvelle composition par le Parlement, la structure de la CNE compte neuf commissaires désignés par le MPLA, un par le PRS, un par la FNLA et un par le PHA, conformément aux résultats des élections générales de 2022.
L'UNITA, principal parti d'opposition, n'a pas encore désigné les quatre membres qui lui reviennent dans la composition de l'institution.
Cette décision intervient alors que le parti avait tenté de contester la prise de fonction des nouveaux membres de la CNE, alléguant des irrégularités dans le processus.
Conformément à la loi, la CNE se compose de 17 membres, dont 16 sont désignés par l'Assemblée nationale à la majorité absolue des députés en fonction. Le président de l'institution doit être un magistrat judiciaire choisi par concours de curriculum et nommé par le Conseil supérieur de la magistrature judiciaire.