Afrique: Projet gazier Grand Tortue Ahmeyim - Legs-Africa met en lumière les impacts environnementaux et sociaux

Dans le cadre du suivi des impacts environnementaux et sociaux de l'exploitation du gaz et du pétrole au Sénégal et en Mauritanie, le Think tank Legs-Africa produit un premier rapport alternatif inédit sur la situation de référence des impacts environnementaux et socio-économiques du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (Gta).

Selon un communiqué de presse, ce rapport s'inscrit dans le cadre du Projet de suivi alternatif des impacts environnementaux et sociaux de l'exploitation du gaz au Sénégal, mis en oeuvre par Legs-Africa en collaboration avec l'équipe de recherche géomorphologie, environnement et développement (Ged) du Laboratoire Leidi de l'Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis.

Ce travail de recherche, explique-t-on, présente une analyse détaillée de l'état initial des écosystèmes marins et des conditions socio-économiques des communautés vivant dans les zones d'influence du projet. Il met en évidence la richesse écologique de la zone côtière ainsi que la forte dépendance des populations locales notamment les pêcheurs artisanaux, les mareyeurs et les femmes transformatrices aux ressources marines pour leurs moyens de subsistance.

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Selon Legs-Africa, cette étude souligne également les enjeux et risques potentiels liés aux activités d'exploitation gazière offshore, notamment les pressions sur les ressources halieutiques, les perturbations possibles des écosystèmes marins et les défis socio-économiques auxquels pourraient être confrontées les communautés côtières.

A cet effet, le Think tank propose de renforcer les mécanismes de résilience des territoires et des populations à travers la mise en place d'un fonds bleu dédié à la compensation durable des impacts socio-économiques et environnementaux liés aux activités extractives, le changement climatique et autres pressions sur les zones côtières, tout en renforçant la résilience des communautés littorales.

Ce mécanisme pourrait contribuer notamment à soutenir la modernisation de la pêche artisanale et les activités économiques liées à la mer ; financer des initiatives de restauration et de protection des écosystèmes côtiers ; accompagner l'adaptation des communautés face aux impacts environnementaux et socio-économiques ; promouvoir une gouvernance participative et transparente des ressources marines.

Pour Legs-Africa, la mise en place d'un tel mécanisme constitue une opportunité stratégique pour renforcer la résilience des communautés côtières et assurer une meilleure redistribution des bénéfices issus de l'exploitation des ressources naturelles.

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