Congo-Kinshasa: La nomination de James Swan à la tête de la MONUSCO, un compromis arraché au Conseil de sécurité

Il aura fallu trois mois pour y arriver. La nomination de James Swan à la tête de la Monusco n'a pas été un long fleuve tranquille. Derrière ce qui ressemble à une simple décision administrative se cache en réalité un bras de fer diplomatique au Conseil de sécurité de l'ONU entre les États-Unis, qui insistaient pour imposer leur vision de la mission, et la Chine et la Russie, qui résistaient. Comment ce compromis a-t-il été arraché ?

Dès le début, les États-Unis ont affiché leur position sans ambiguïté. En décembre dernier, le représentant américain aux Nations unies, Mike Waltz, déclarait que Washington s'efforcerait de donner à la mission les capacités nécessaires pour soutenir les accords de Doha et de Washington. Il se disait ferme dans son soutien à la Monusco, jugeant ces accords porteurs d'un grand potentiel pour mettre fin aux décennies de souffrance dans l'est du pays.

Cette position a rencontré des résistances. La Chine et la Russie se sont montrées ouvertement réticentes. Pékin a clairement indiqué qu'il s'opposait à ce que la Monusco soit orientée vers des agendas extérieurs à sa mission initiale. Une position qui s'explique aussi par le contexte : Pékin et Washington se livrent une compétition intense sur l'accès aux minerais critiques congolais et Pékin surveille de près toute influence américaine dans la région.

De son côté, Moscou a insisté sur la neutralité de la mission. D'après plusieurs sources, la Chine a ainsi freiné les candidatures américaines pendant plusieurs semaines. C'est dans ce contexte de méfiance que James Swan a finalement été nommé, près de quatre mois après que son nom a commencé à circuler.

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La question qui se pose désormais : quel type de gouvernance et de leadership va incarner James Swan pour rassurer l'ensemble des membres du Conseil de sécurité ?

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