Il a juste 25 ans et son prénom avait déjà écrit son destin. Mouhamed, en digne homonyme du Prophète(PSL) suit les traces du Saint des saints. « Tuur wuyuna boromam » (ce prénom lui sied), dit-on et Ahmed Ndiaye essaie, à travers sa profession d'épouser les qualités de son célèbre homonyme. Il veut grâce au multimédia faire rayonner les recommandations divines et la Sunnah du Prophète (Psl).
Un visage innocent, le regard révélateur, des idées biens claires, une mission professionnelle bien définie dans sa tête : ces mots résument la personnalité du jeune Ahmed Ndiaye, technicien audiovisuel à la chaine d'obédience religieuse « Islam Production ».
Né en 2001 à Dakar et déjà marié, le jeune Ahmed est un pur produit des daaras traditionnels sénégalais. Après des années d'initiation à la lecture du Coran aux côtés de son grand-père, il sera envoyé à l'école coranique à Karang, une localité frontalière à la Gambie.
Une vie de disciple qui n'a été rose pour lui. Mais, après la mémorisation du Livre Saint, la lumière du Coran illumine son coeur et efface les traces sombres des années de souffrance qu'il a vécu dans cet internat.
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De retour à Dakar, il sera tailleur, puis marchand ambulant, avant de se lancer dans le commerce aux côtés de son père qui détenait une papèterie. « Etant fils ainé, j'avais l'obligation d'aider mes parents donc, je ne pouvais pas poursuivre l'apprentissage d'un métier. Car, je devais trouver un emploi et les appuyer financièrement », confie-t-il le sourire aux lèvres.
Ainsi, il allia la papèterie et les troupes culturelles islamiques et c'est de là qu'il va piquer le virus du multimédia notamment de la caméra. Avec un simple téléphone Iphone il parcourt les évènements religieux pour vulgariser la parole religieuse. Ceci malgré les difficultés et les interdictions d'accès. Des souvenirs qui aujourd'hui font rire le jeune ambassadeur de l'islam.
« Parfois, on nous interdit de filmer les évènements religieux. Or, notre but est de diffuser du contenu religieux afin d'influencer positivement la jeunesse de notre pays. C'est pour nous une forme de djihad face à la dépravation des moeurs particulièrement via les plateformes digitales », avoue le jeune caméraman avec abnégation.