Kenya: À Moscou, le chef de la diplomatie kényane veut stopper les enrôlements forcés dans l'armée russe

Le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi s'est envolé dimanche 15 mars 2026 pour Moscou pour mettre un terme aux enrôlements forcés des Kényans au sein de l'armée russe. Ils seraient plus de 1 000 à avoir été recrutés d'après un rapport des services de renseignement, présenté au Parlement en février.

Au coeur de cette visite de deux jours, une priorité selon le ministère des Affaires étrangères : le cas de nombreux Kényans enrôlés au sein de l'armée russe. L'objectif du ministre : dialoguer avec Moscou afin « d'empêcher de nouveaux problèmes liés à des recrutements trompeurs ». Et pousser pour le rapatriement des Kényans concernés.

Cette visite fait suite aux demandes répétées des familles sans nouvelles de leurs proches partis en Russie. Plusieurs d'entre elles ont manifesté au début du mois à Nairobi. Damaris était dans la rue. Son mari, parti rejoindre l'armée russe, n'a pas donné signe de vie depuis novembre. Elle décrit cette visite comme son « seul espoir ». Janet, elle, espère que le ministre reviendra avec des réponses. Elle est sans nouvelles de son frère, enrôlé de force au sein de l'armée russe. Il était parti, dit-elle, pour un emploi d'agent de sécurité.

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Mais le gouvernement kényan prévient : « ce n'est pas une confrontation » a insisté Musalia Mudavadi dans la presse. Il entend d'ailleurs négocier avec Moscou un accord encadrant le séjour des Kényans étudiants ou travaillant en Russie. Mais aussi renforcer les relations économiques entre les deux pays. Nairobi cite le potentiel du marché russe pour le café, le thé ou les fleurs kényanes.

L'Afrique du Sud a obtenu fin février le rapatriement de 15 de ses ressortissants, sur 17 ayant appelé en novembre 2025 leur gouvernement à l'aide après avoir été contraints de rejoindre des unités de mercenaires épaulant l'armée russe.

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