Sénégal: Kolda - Lancement de la cartographie économique régionale

15 Mars 2026

Le sud du Sénégal dessine son avenir économique. Après Sédhiou, Kolda a abrité, vendredi 13 mars, les assises cruciales pour l'étude monographique du Pôle sud, phase pilote de la cartographie nationale des chaînes de valeur. Porté par le ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération et le Programme d'accélération de la compétitivité et de l'emploi (Pace), ce projet vise à booster la compétitivité et l'investissement.

L'air est lourd d'ambition sous le soleil du Fouladou. Après Sédhiou, c'est ici que se joue l'acte 2 d'une transformation profonde : le lancement de l'étude monographique du Pôle sud. Entre cartographie stratégique et offensive industrielle, l'État sénégalais déploie sa nouvelle arme de développement territorial, loin de la gestion centralisée depuis Dakar.

Ici, sur le bitume et dans les vergers du sud, le ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération passe à l'offensive. L'objectif : Passer au scanner le secteur privé et les chaînes de valeur locales. Ce n'est plus une simple étude, c'est une opération commando pour bâtir un Sénégal souverain, juste et prospère. Le Programme d'accélération de la compétitivité et de l'emploi (Pace) est à la manœuvre. Sa mission : débusquer le potentiel dormant des régions de Kolda et de Sédhiou pour en faire des moteurs de croissance endogène. Pour cette phase pilote, le Pace s'appuie sur le bras armé de l'État en matière de géographie économique : l'Agence nationale de l'aménagement du territoire (Anat).

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Ensemble, ils redessinent la carte. On ne parle plus de frontières administratives figées, mais de pôles territoires vivants, définis par leur sol, leur sociologie et leur génie productif. Sur le terrain, l'urgence est palpable. Le calendrier de la Stratégie nationale de développement (Snd) 2025-2029 ne permet aucun faux pas. L'enjeu de ces journées de partage consiste à mobiliser forces vives, entrepreneurs, agriculteurs et élus, pour qu'ils s'approprient le processus. Pas de données, pas de développement. L'administration veut des chiffres frais, des réalités de terrain et une feuille de route partagée pour éviter les goulots d'étranglement qui ont trop souvent freiné l'investissement.

Bonaventure Kalamo, adjoint au gouverneur de Kolda chargé du développement, déclare que « cet atelier régional (...) marque le lancement officiel de la cartographie et de la monographie du secteur privé à Kolda ». Le but, poursuit l'autorité administrative, est clair : établir un diagnostic précis du tissu économique local en analysant les chaînes de valeurs des secteurs primaire, secondaire et tertiaire.

Lors de cette matinée d'échanges, les experts de l'Anat et de la task-force ministérielle ont présenté la méthodologie et les objectifs de cette mission qui s'inscrit dans un calendrier assez serré. « On ne construit rien sans ceux qui produisent », souffle un acteur local. En recueillant les préoccupations des acteurs de la base, l'État ne vient pas seulement livrer une vision, il co-écrit l'avenir économique du sud du pays. En effet, Kolda et Sédhiou ne sont plus seulement des régions naturelles ; elles deviennent les pionnières d'un modèle économique où la richesse naît du terroir pour conquérir le pays.

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