À Rivière-du-Rempart, nous avons rencontré Marie Georgette Médard, âgée de 92 ans. Assise tranquillement chez elle, elle nous a partagé, avec le sourire et un peu de nostalgie, quelques souvenirs de la cuisine d'autrefois, à une époque où préparer un simple repas demandait beaucoup plus de temps et d'efforts qu'aujourd'hui.
Elle raconte que le riz occupait une place très importante dans les repas mauriciens, comme c'est encore le cas aujourd'hui. Mais autrefois, le riz que l'on achetait dans les boutiques n'était pas prêt à cuire. Il contenait souvent de la poussière, de petits cailloux ou des grains cassés.
C'est pour cela qu'avant chaque cuisson, il fallait prendre le temps de nettoyer le riz. Les femmes utilisaient un ustensile traditionnel appelé un «vann» ou «seni». Avec plateau en aluminium, elles secouaient doucement le riz pour enlever les impuretés. Ce geste demandait de la patience et de l'expérience. C'était une tâche quotidienne dans beaucoup de maisons.
Georgette se souvient que les jeunes filles apprenaient très tôt ces gestes auprès de leurs mères ou de leurs grand-mères. C'était une manière de transmettre les habitudes de la maison et le savoir-faire de la cuisine.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Elle explique aussi qu'à cette époque, il n'y avait pas de gaz de cuisine comme aujourd'hui. Les repas se préparaient au feu de bois. Dans la cour ou dans la cuisine, on installait trois pierres pour poser la marmite. Le riz était cuit dans une grande marmite lourde. Avec la fumée du bois, la marmite devenait toute noire avec le temps.
Faire un feu n'était pas une tâche facile. Il fallait d'abord ramasser du bois, parfois très tôt le matin afin de pouvoir préparer les repas de la journée. Malgré tout, ces moments autour du feu faisaient partie de la vie quotidienne des familles.
Georgette se rappelle aussi qu'autrefois, on achetait souvent du riz «Mugloo» ou «diri ration», très populaire à cette époque. Comme ce riz n'était pas bien nettoyé, il fallait toujours le trier avant de le mettre dans la marmite.
Aujourd'hui, la cuisine est devenue bien plus simple. Le riz est déjà propre et prêt à cuire, et les cuisinières utilisent le gaz ou l'électricité. À travers les souvenirs de Georgette, on comprend combien les gestes simples d'autrefois demandaient du temps, de la patience et beaucoup de savoir-faire.
Ces souvenirs nous rappellent aussi la force et le courage de nos grands-parents, qui travaillaient dur chaque jour pour préparer les repas de leur famille.
Pour apprendre plus sur la cuisine d'antan, regardez la vidéo complète sur les réseaux sociaux de l'express. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode d'Eski to ti kone.