Luanda — Le ministre des Relations extérieures, Téte António, a plaidé ce vendredi à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour un renforcement de la coordination politique entre les États africains, le développement des institutions continentales et la définition de priorités communes, afin d'affirmer l'autonomie stratégique du continent dans le contexte international actuel.
Le diplomate s'exprimait lors du Dialogue de haut niveau des dirigeants africains, une initiative organisée par le Centre africain pour la résolution constructive des conflits (ACCORD), qui a réuni des dirigeants africains, des chefs d'organisations internationales, des universitaires et des décideurs politiques.
Dans son discours, Téte António a abordé le contexte stratégique actuel de l'Afrique et a souligné l'importance d'une approche coordonnée entre les pays du continent pour relever les défis mondiaux marqués par les rivalités géopolitiques, la reconfiguration des alliances internationales, la volatilité économique et la transformation technologique rapide.
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Le dirigeant angolais participait à cette réunion en tant que représentant de son pays, qui a récemment achevé sa présidence tournante de l'Union africaine, et a présenté ses réflexions sur le positionnement du continent africain dans un monde en pleine mutation. L'événement s'est déroulé dans un hôtel de Johannesburg, sous le thème « L'Afrique à un tournant stratégique : autonomie, alignement et résilience dans un monde fragmenté », dans le but de promouvoir un espace privé de réflexion stratégique parmi les dirigeants africains.
La réunion était présidée par Graça Simbine Machel Mandela, ancienne ministre de l'Éducation et de la Culture du Mozambique et présidente du Conseil d'administration d'ACCORD, tandis que la modération était assurée par le directeur exécutif de l'institution, Vasu Gounden.
Au cours des débats, les participants ont analysé plusieurs thèmes stratégiques pour l'avenir du continent, en mettant l'accent sur la souveraineté économique africaine, le financement du développement, l'architecture de la dette, la gouvernance technologique, l'industrialisation et la valorisation des ressources naturelles africaines. L'ordre du jour comprenait également des sessions consacrées à la préservation de l'autonomie stratégique africaine et à l'analyse des réformes institutionnelles visant à renforcer les capacités de leadership et la mise en œuvre des politiques publiques sur le continent.
Selon les organisateurs, la réunion devrait aboutir à une synthèse stratégique et à un ensemble d'engagements prioritaires, qui serviront de base à l'élaboration d'un Pacte stratégique pour l'autonomie africaine, document d'orientation pour les futures initiatives politiques et institutionnelles sur le continent. Cette initiative est la première d'une série de dialogues stratégiques africains visant à renforcer la position du continent dans les relations internationales et à promouvoir une plus grande coordination entre les États africains face aux défis du contexte mondial actuel.