Deux commissions parlementaires kenyanes ont recommandé d'approuver le projet du gouvernement de vendre une partie de sa participation dans Safaricom, levant ainsi un premier obstacle législatif à la transaction. Le comité de la dette publique et le comité de la privatisation ont déclaré qu'ils soutenaient la proposition de vendre 15 % des parts de l'État dans l'opérateur de télécommunications coté à Nairobi.
La vente devrait rapporter environ 204 milliards de KES, soit environ 1,5 milliard de dollars.
Les législateurs ont déclaré que le produit de la vente devrait être affecté au Fonds national d'infrastructure pour financer des projets tels que les routes et les systèmes énergétiques.
Les commissions ont déclaré que la vente d'actions pourrait contribuer à réduire la pression fiscale tout en fournissant des fonds pour des projets de développement à long terme.
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Le gouvernement kenyan détient actuellement une participation de 35 % dans Safaricom. Le principal actionnaire de l'opérateur de télécommunications est le groupe Vodacom.
Les fonctionnaires du Trésor soutiennent que la vente d'une partie de la participation permettrait de lever des capitaux sans augmenter la dette publique, tout en soutenant la stratégie d'expansion régionale de Safaricom.
Safaricom reste l'une des entreprises les plus rentables du Kenya et contribue largement aux recettes de l'État par le biais des impôts et des dividendes.
Sa plateforme d'argent mobile M-Pesa joue un rôle central dans l'économie numérique du pays.
La recommandation de la commission est maintenant transmise à l'ensemble du Parlement du Kenya pour être débattue et approuvée.
Cette proposition intervient alors que le gouvernement cherche de nouvelles sources de financement pour faire face à l'augmentation des coûts du service de la dette.
Le Kenya a également poursuivi d'autres initiatives de vente d'actifs et de privatisation, notamment la récente introduction en bourse de la Kenya Pipeline Company, qui a permis de lever 112 milliards de KES.
Points clés à retenir
La proposition de vente d'actions de Safaricom par le Kenya reflète une tendance plus générale à la monétisation des actifs, les gouvernements africains cherchant des alternatives à l'emprunt. L'augmentation du coût du service de la dette et la pression fiscale ont poussé de nombreux pays à envisager une privatisation partielle des actifs rentables de l'État.
Safaricom est l'une des entreprises les plus précieuses d'Afrique de l'Est, grâce à ses revenus élevés dans le secteur des télécommunications et à l'ampleur de l'écosystème de l'argent mobile M-Pesa, qui traite des milliards de transactions par an. La vente d'une participation minoritaire permet au gouvernement de débloquer des capitaux tout en conservant une influence sur l'orientation stratégique de l'entreprise.
Le produit de la vente devrait servir à soutenir les investissements dans les infrastructures, qui restent un obstacle majeur à la croissance économique au Kenya. Toutefois, de telles ventes peuvent également susciter des inquiétudes quant aux futurs revenus de dividendes pour l'État et au contrôle à long terme des actifs nationaux.
La transaction renforcera également l'influence de Vodacom au sein de la structure de Safaricom, alors que le groupe de télécommunications poursuit l'expansion de ses activités régionales en Afrique de l'Est.