Le groupe Wuerth fermera sa filiale kenyane à la fin du mois de mai 2026, mettant ainsi fin à près de trois décennies d'activités en Afrique de l'Est. Dans un avis daté du 10 mars, Wuerth Kenya Ltd a informé ses clients qu'elle mettait fin à ses activités après 29 ans de présence dans le pays.
Le distributeur, basé à Nairobi, fournit des fixations industrielles, des outils et des matériaux d'assemblage à des secteurs tels que la réparation automobile, l'assemblage de véhicules, la construction et la fabrication.
La société a déclaré qu'elle poursuivrait ses activités jusqu'à la fin du mois de mai, le temps de mettre un terme à ses activités et de s'acquitter de ses obligations vis-à-vis de ses clients et de ses partenaires.
Cette fermeture s'inscrit dans le cadre d'une restructuration plus large des activités mondiales de la société mère allemande.
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Elle vient s'ajouter à la liste des multinationales qui réévaluent leur présence sur les petits marchés africains.
Des sociétés telles que GlaxoSmithKline et Procter & Gamble ont également réduit leurs activités dans certaines parties de l'Afrique au cours des dernières années, les entreprises mondiales réexaminant les priorités du marché.
Würth est présent dans plus de 80 pays et fournit des outils, des fixations et des systèmes d'assemblage utilisés dans la production industrielle et l'ingénierie.
Le secteur des fournitures industrielles du Kenya est devenu plus compétitif au cours de la dernière décennie.
Les distributeurs locaux et les importateurs régionaux proposent désormais des alternatives à moindre coût, en particulier les importations en provenance de Chine.
Les fabricants et les assembleurs de véhicules, notamment Kenya Vehicle Manufacturers, Mobius Motors, BasiGo et Roam, s'approvisionnent de plus en plus en pièces et en composants auprès de fournisseurs asiatiques.
Würth n'a pas indiqué combien d'employés seraient concernés par la fermeture.
Points clés à retenir
Le retrait de Würth du Kenya reflète une évolution plus large des chaînes d'approvisionnement industrielles en Afrique, les fabricants mondiaux étant confrontés à des coûts d'exploitation croissants et à une concurrence plus forte de la part des importations à bas prix. De nombreux fournisseurs multinationaux ont construit leur présence sur les marchés africains autour de produits industriels haut de gamme et de réseaux de distributeurs à long terme.
Cependant, les marchés sensibles aux prix se tournent de plus en plus vers les importations moins chères en provenance de Chine et d'Inde, en particulier dans des secteurs tels que l'assemblage automobile, la construction et l'industrie manufacturière. Les distributeurs locaux et les importateurs régionaux ont également élargi leur champ d'action, offrant des produits comparables à des prix inférieurs et dans des délais de livraison plus courts.
Pour les entreprises multinationales dont les coûts d'exploitation sont plus élevés et dont les chaînes d'approvisionnement sont mondiales, le maintien de petits bureaux régionaux peut devenir moins viable économiquement. Par conséquent, certaines entreprises restructurent leurs activités en Afrique en consolidant les marchés, en s'orientant vers des centres régionaux plus importants ou en s'appuyant davantage sur des distributeurs plutôt que sur des filiales directes.
Cette tendance met en évidence un changement structurel sur les marchés industriels africains, où les chaînes d'approvisionnement sont de plus en plus axées sur les prix et de plus en plus influencées par les réseaux de fabrication asiatiques.