Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a présidé la première session ordinaire de l'année du cadre sectoriel de dialogue de son département, vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou.
Le Cadre sectoriel de dialogue santé (CSD-santé) se veut un espace de concertation du ministère de la Santé pour faire le bilan de ses activités et renforcer son plan d'action pour les années avenir. La première session ordinaire de l'année du cadre s'est tenue le vendredi 13 mars 2026, à Ouagadougou. Elle a été présidée par le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou. La rencontre s'est tenue en présence du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Adjima Thiombiano et des gouverneurs de région.
Cette session intervient dans un contexte marqué par la fin du cycle de planification 2021- 2025 et de préparation du nouveau cycle stratégique du Plan Relance 2026-2030. Il a noté en termes de réalisations que le bilan met en lumière plusieurs progrès enregistrés en 2025 dans le cadre de la mise en oeuvre de la Politique nationale de développement (PND). Ainsi, dans le domaine des infrastructures et du plateau technique, il a relevé le fonctionnement de l'hôpital de Pala à Bobo- Dioulasso, l'ouverture du centre d'hémodialyse de Gaoua et du Centre radiothérapie de Bobo-Dioulasso.
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La chirurgie cardiaque ayant permis la prise en charge de 162 patients et la 1re transplantation rénale réalisée avec succès, le 29 juillet 2025, au centre universitaire de Tengandogo sont également les réalisations citées. Le ministre a par ailleurs indiqué que l'offre d'hémodialyse a été consolidée avec 75 303 séances réalisées dans 7 centres.
« La lutte contre les cancers féminins a été intensifiée grâce au déploiement des cliniques mobiles avec plus de 95 000 femmes sensibilisées, 18 200 écho-mammographies et 38 500 dépistages du cancer du col de l'utérus », a-t-il expliqué. Au titre de l'Initiative présidentielle pour la santé, le ministre a noté le démarrage de 25 centres médicaux communaux sur une prévoyance de 55.
Dans le volet ressources humaines, il a relevé le lancement du plan 1000x5. En plus de cela, le recrutement pour la spécialisation de 1790 médecins, 171 pharmaciens, 40 chirurgiens-dentistes et 2096 paramédicaux. Il a aussi ajouté la digitalisation de la gratuité des soins à travers la facturation individuelle et la plateforme E-Flux Financier.
Des défis à relever
Le ministre de la Santé a confié que les défis à relever sur cette période du Plan Relance 2026-2030 sont multiformes. Il a cité, entre autres, l'amélioration de l'accès équitable aux soins de qualités, le renforcement des ressources humaines en santé, la disponibilité durable des produits de santé et la réduction de la charge financière des ménages.
A cela, il a ajouté la lutte contre la malnutrition, la consolidation de la résilience du système sanitaire face aux crises et l'élargissement des centres d'hémodialyse dans différentes régions. A travers le Plan Relance 2026-2030, le ministre de la Santé a souligné que l'ambition du gouvernement est claire : « Garantir l'accès à des services de santé de qualité centrée sur la personne, renforcer la souveraineté pharmaceutique et améliorer l'Etat nutritionnel de la population ». M. Kargougou a confié que c'est pour assurer une déclinaison cohérente que son département a élaboré le Plan d'action sectoriel de développement (PA-SD) 2026-2030.
« Ce document constitue l'instrument de programmation des investissements structurants et des réformes stratégiques du secteur. Il servira alors de référence pour le suivi et l'évaluation de nos engagements », a-t-il indiqué. A l'issue des échanges, Robert Kargougou a souhaité que les recommandations qui en découleront, puissent guider les actions de son département dans le futur.