« Rendez-nous notre constitution ! » C'est le cri de ralliement lancé lundi par la députée de l'opposition Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, qui réclame la démission de l'exécutif en place et l'instauration d'une transition démocratique.
Dans le collimateur de l'opposante : une révision constitutionnelle qu'elle dit en cours de préparation. « Nous rejetons toute manœuvre et tout deal politique destinés à entériner la rupture constitutionnelle de 2024 », martèle-t-elle. Pour Adjamagbo-Johnson, le scénario est rodé et prévisible : dialogue politique, réforme de la Céni, révision de la constitution, référendum truqué, et au bout, une constitution taillée sur mesure. « La méthode change, mais l'objectif reste le même : confisquer la souveraineté du peuple », accuse-t-elle.
Ses exigences sont claires : retour à la Constitution de 1992, application effective de la limitation du mandat présidentiel à Faure Gnassingbé, qu'elle accuse d'en exercer bien plus de deux, et démission de l'exécutif. Ces déclarations s'inscrivent dans une logique simple, occuper la scène médiatique à défaut d'offrir un programme politique aux militants et sympathisants qui se détournent de l'opposition depuis plusieurs années.