Ce lundi 16 mai au matin, la circulation a été fortement perturbée à Kinshasa. De nombreux habitants ont peiné à rejoindre leur lieu de travail, certains contraints de parcourir de longs trajets à pied.
En cause : un arrêt de service déclenché par les conducteurs de taxis et taxi-bus, qui protestent contre les « tracasseries excessives » de la part des agents de régulation routière.
Mécontents des contrôles imposés par l'Hôtel de Ville, jugés abusifs et sources de tracasseries, les chauffeurs ont décidé de suspendre leurs activités.
Selon Kakule Kimbula Bienvenue, président de l'Association des chauffeurs, cette décision fait suite à des alertes lancées depuis une semaine : « Les chauffeurs se lamentaient par rapport au comportement de cette équipe déployée sur le terrain, aux abus commis vis-à-vis des conducteurs, mais aussi à l'incivisme qui les caractérise. Nous avions saisi nos autorités compétentes, mais aucune réaction n'a suivi. Les chauffeurs eux-mêmes ont voulu qu'il y ait un arrêt des activités », explique-t-il.
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Il dénonce également la multiplication des obligations imposées aux conducteurs : « Autour du chauffeur, on a créé beaucoup de services. On veut imposer, au-delà du permis de conduire, une carte professionnelle. Il y a plus de dix éléments qu'on est en train d'imposer aux chauffeurs », ajoute-t-il.
Des conséquences lourdes pour les Kinois
Privés de moyens de transport, beaucoup de Kinois n'ont eu d'autre choix que de marcher plusieurs kilomètres ou de se rabattre sur les motos, devenues la seule alternative. Les plus impatients, fatigués d'attendre, ont fini par rentrer chez eux, faute de solution.
Dans les rues, les voix s'élèvent pour exprimer l'exaspération face à une situation jugée paralysante. Les habitants attendent désormais l'issue des pourparlers en cours entre les autorités et les représentants des chauffeurs.