Le problème du transport dans la région de Pointe-aux-Sables, de La Tour-Koenig et de Débarcadère continue de susciter la grogne des habitants. Le Kolektif Problem Bis Dan 234 s'est mis en place et a récemment organisé une rencontre afin de réfléchir à des solutions. À l'issue de cette réunion, le collectif prévoit de soumettre une pétition au ministère du Transport.
Ils étaient près de 400 habitants à s'être réunis au centre communautaire de La Tour-Koenig pour évoquer ce problème qui perdure depuis plus de 20 ans. Il a été observé que malgré le passage régulier des autobus, la demande dépasse souvent l'offre. En conséquence, les files d'attente s'allongent aux arrêts.
Selon le collectif, l'augmentation de la population dans la région au fil des années a contribué à accentuer ces difficultés, sans que l'offre de transport ne soit réellement adaptée à cette évolution. Face à cette situation, le Kolektif Problem Bis Dan 234 a formulé trois principales recommandations.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
La première consiste à mettre en place deux lignes de bus distinctes pour desservir la région. L'une relierait directement les quartiers concernés à Port-Louis, tandis que l'autre permettrait aux habitants de se rendre plus facilement vers Rose-Hill. Une proposition similaire avait déjà été évoquée en 2009 et en 2015, mais elle n'avait pas pu être mise en oeuvre à l'époque.
La deuxième proposition concerne la mise en place de navettes reliant la région à la station de métro de Coromandel, notamment le matin et en fin d'après-midi, afin de permettre aux habitants de rejoindre plus facilement ce mode de transport. Enfin, le collectif souhaite attirer l'attention sur certaines difficultés signalées par des usagers en fin de journée, notamment à la gare de l'Immigration à Port-Louis, où des passagers affirment que les bus ne s'arrêtent pas toujours aux arrêts intermédiaires lorsque les véhicules sont déjà pleins.
Une pétition regroupant ces différentes revendications sera prochainement adressée au ministre du Transport. Le collectif n'exclut pas non plus d'organiser une marche pacifique afin de faire entendre la voix des habitants si aucune amélioration n'est constatée.