Maroc: «Vive inquiétude» des soutiens de la militante féministe Ibtissame Lachgar autour de sa santé

Les proches de la militante féministe Ibtissame « Betty » Lachgar détenue au Maroc espèrent une grâce royale. Les proches de la militante féministe Ibtissame Lachgar, condamnée à deux ans et demi de prison ferme pour « atteinte à l'islam » et détenue dans la prison de Salé au Maroc, s'inquiètent de la dégradation de son état de santé. Selon eux, Ibtissame Lachgar, qui a survécu il y a plusieurs années à un cancer des os, a perdu l'usage d'un bras en détention.

Siham Lachgar, la soeur de la militante incarcérée se dit inquiète pour son l'état de santé d'Ibtissame Lachgar qui aurait dû subir une opération lourde en septembre 2025 soit quelques semaines après son arrestation et son incarcération.

« Son état de santé s'est détérioré de manière rapide et brutale »

« En tant que survivante d'un cancer, dit Siham Lachgar, elle devait subir une opération liée à la prothèse qu'elle a au niveau de son bras gauche, au niveau de l'humérus, et malheureusement ça fait sept mois qu'elle est en détention, qu'elle dort sur ce qu'on appelle de la paillasse, c'est à dire deux couvertures qui font office de matelas, donc forcément son état de santé s'est détérioré de manière rapide et brutale. »

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Aujourd'hui la famille en appelle à une grâce royale, notamment à l'occasion de l'Aïd el Fitr, la fin du ramadan qui sera fêté à la fin de la semaine : « Mon souhait premier est qu'elle sorte de prison, qu'elle puisse avoir accès enfin aux soins auxquels elle doit avoir accès, et bien évidemment a minima qu'elle puisse bénéficier d'une remise de peine. »

« Offense à l'islam »

Son avocate Ghizlane Mamouni indique avoir demandé à trois reprises l'instauration d'une peine alternative, et invoque aujourd'hui un risque d'infection voire d'amputation du bras de sa cliente : « Ces peines alternatives ont été refusées pas moins de trois fois, au motif que les faits qui lui sont reprochés seraient "trop dangereux" ». La militante qui se définit comme athée a été condamnée en appel, en octobre 2025, à deux ans et demi de prison pour « offense à l'islam », une peine largement décriée par les mouvements féministes marocains. Elle avait publié une photo d'elle portant un message jugé blasphématoire.

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